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Un de plus, un de moins…

par   /   28 janvier 2015  /   Aucun commentaire

« La réussite, c’est un peu de savoir, un peu de savoir-faire et beaucoup de faire-savoir. » — Anonyme

CHRONIQUE « LES ARTISTES »

Un de plus, un de moins…

Avec les mains bourrées d’enveloppes de toutes tailles, le facteur se dirige méthodiquement vers la boîte aux lettres, comme à tous les matins. Vous attendez impatiemment qu’il s’éloigne de votre porte, et vous vous dépêchez à cueillir les enveloppes qui s’y trouvent, espérant y retrouver l’enveloppe que vous attendiez depuis des semaines. Cette enveloppe vous indiquera si votre manuscrit a été retenu ou non par la maison d’édition à laquelle vous l’avez soumis. Vous l’ouvrez d’un geste saccadé en retenant votre souffle. Vous en sortez la feuille qu’elle contient, vous la dépliez et la lisez en diagonale, mais… c’est raté. Un refus parmi d’autres. Un de plus, un de moins…

Si vous avez vécu l’angoisse de l’attente d’une offre de publication par un éditeur de renom, détrompez-vous, car les chances d’être choisi sont minces au mieux, et la rentabilité discutable, à moins d’être un auteur connu et en grande demande.

Les autres subissent le découragement méthodique à la main des proches, quand ce n’est pas des gens qui se prennent tout simplement pour d’autres. J’ai glané une conversation sur un des réseaux populaires, où une auteure québécoise dénigrait les auteurs de premiers ouvrages qui cherchaient à faire publier des textes « imparfaits », soit non révisés. Malgré le besoin évident de rehausser la qualité du français dans les communications écrites, les deux bras me sont tombés quand elle a recommandé qu’en l’absence d’un sérieux souci pour la rédaction sans fautes et d’une révision adéquate pré-publication, il valait mieux abandonner l’écriture et les réseaux sociaux… et passer à autre chose. Je n’ai pu m’empêcher de me rappeler la honte ressentie lorsqu’un prof me reprenait devant la classe, m’excisant tout désir de poursuivre la matière enseignée, et j’en ai ragé…

« Le contentement est une tentation normale quand on a bien travaillé et que le résultat semble à la hauteur de l’objectif poursuivi, mais il faut savoir y résister. Si l’on y cède, le lecteur d’abord séduit se lassera, puis s’irritera de sentir que l’auteur qui se regarde écrire ne cherche plus à l’intéresser, car il ne vise plus au fond qu’à se faire plaisir. » – Pierre Tisseyre, L’Art d’écrire

J’ai scruté les interventions d’auteurs et de réviseurs qui s’ajoutaient les unes aux autres pendant que je lisais, et j’ai compris que l’opinion populaire allait dans le même sens que les propos de l’auteur. À chaque intervention subséquente, je voulais crier mon désaccord, mais je me suis tu, préférant réfléchir plutôt que de risquer de me faire passer pour un illuminé. Pris hors contexte, j’étais convaincu que de tels propos risquaient de décourager un auditoire composé d’écrivains, de journalistes ou de blogueurs en devenir, alors je tiens à mettre un petit bémol à ces propos.

Si l’émotion s’écoule de votre plume comme de l’encre sur un chiffon absorbant, ou si les personnages de vos contes prennent vie comme les caricatures de l’artiste, vous avez de quoi à partager. Si votre narration captive un auditoire au-delà d’un temps prévu, ou si la couleur de votre vécu ne peut passer aux oubliettes, vous avez de quoi à léguer au patrimoine collectif, même s’il est imparfait. De toute manière, vous avez une vie pour le peaufiner. 

Bien que je ne recommande à personne de chercher à publier un texte avant qu’il ne soit révisé, cela ne doit pas empêcher quiconque d’écrire; quitte à réviser ou à faire réviser le document ultérieurement. Si l’autorévision est un exercice inutile, il y a des réviseurs de textes habiletés à peaufiner votre texte avant publication.

De l’autre côté, si l’autorévision de texte semble prendre place sur la banquette arrière des réseaux sociaux, ce contexte est plus détendu entre amis, un peu comme dans une cour d’école, ou la cafétéria. L’argot des réseaux sociaux s’utilise principalement entre adeptes dans un contexte d’échanges via lesdits réseaux sociaux. Ce langage à mi-phonétique et mi-symbolique ressemble plus à du charabia aux oreilles de puristes qui sont offensés par ce qu’ils perçoivent comme une perversion de la langue française.

La langue et ses excentricités sont en évolution constante, malgré la résistance des puristes. Comme la Terre gravite autour de son soleil, la démographie culturelle de ses habitants évolue au rythme des guerres qui se succèdent. Il n’est donc pas surprenant de constater l’influence qu’exercent ces évènements sur le langage populaire.

On dit que tout le monde a une histoire à raconter. Aux auteurs et poètes en herbe, que vous soyez de la vieille école ou de la génération des réseaux sociaux, je vous encourage à vous assourdir l’oreille à la voix de détracteurs qui cherchent à dénigrer vos efforts en vous disant que vous ne savez pas écrire, et que votre maîtrise de la langue est insuffisante pour léguer votre patrimoine historique et familial via le médium du mot écrit. Il sera toujours possible de peaufiner, voire de réécrire votre texte afin de le rendre plus fluide et percutant au besoin…

Avez-vous un texte à peaufiner?  

Michel A. Di Iorio, fondateur de LA COULISSE

Sources et références

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À propos de l'auteur...

Fondateur et rédacteur en chef de LA COULISSE

MICHEL A. DI IORIO, fondateur et rédacteur en chef de « LA COULISSE » a troqué, au tournant du siècle dernier, la vie publique et la notoriété pour exercer une carrière moins flamboyante, bien qu'aussi satisfaisante. À ces fins, et comme véhicule, il a fondé « LES MOTS JUSTES », d’où il exerce depuis lors la profession d'artisan des mots et traducteur. Il répond (par télétravail) aux besoins de sa clientèle; petits et plus gros... riches et moins riches... publics et privés. Il écrit et traduit pour ceux qui ne savent pas comment, qui ne peuvent pas, qui n’ont pas le temps ou qui ne sont tout simplement pas de très bons rédacteurs, laissant ses clients libres de poursuivre leurs activités principales.

 

Plus de 30 années à œuvrer dans les arènes politiques, commerciales et privées ont contribué au perfectionnement de ses compétences, faisant de lui un communicateur respecté, dont les avis et les conseils sont recherchés. Dix-sept de ces années furent consacrées aux services d’urgence, toutes branches confondues. Une plume fertile et le désir de redonner lui ont valu un siège au sein d’un nombre de comités de sélection de projets et de conseils d’administration d’associations régionales et de chambres de commerce. Ces opportunités, combinées à la notoriété acquise comme spécialiste de la communication en politique provinciale, ont contribué à paver le parcours menant à sa vocation d’écrivain public et traducteur. Ses compétences continuent de commander l’admiration et le respect de ses pairs.

 

Un visionnaire de la communication, Michel s’est adapté au marché évolutif à l'aube du nouveau millénaire en offrant un ensemble de services en communication, conçu pour les petites et moyennes entreprises, en misant sur une approche personnalisée, et le respect absolu des dates de tombée.

 

Il greffa à son offre un service d’hébergement Web géré, ainsi que les services connexes afin de mieux servir une clientèle évolutive, à la recherche de solutions clé en main facilement accessibles.

 

Depuis 2013, il rédige et publie le magazine « LA COULISSE » (lacoulisse.ca), qui offre un topo sur l'entrepreneur québécois du nouveau millénaire, ainsi qu'une vitrine sur les entrepreneurs obscurs qui n'ont pas pignon sur rue.

 

Il comprend parfaitement les enjeux politiques et les défis linguistiques associés aux affaires dans sa province natale, ainsi que dans le reste du Canada.

 

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Services : Conception-rédaction / traduction / révision de texte / réécriture (français / anglais / français), Services Web.

 

Michel possède une solide expérience de la communication commerciale, des services d’urgence et de la politique. Originaire du Québec, il maitrise les deux langues officielles du Canada avec autant de flair.

 

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