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Trop vieux? Regardez-moi bien aller…

par   /   24 juin 2015  /   20 Commentaires

Trop-vieux

« Un homme a réussi lorsqu’il se lève le matin, se couche le soir et entre les deux, il fait ce qui lui plaît. » — Robert Allen Zimmerman    

« La maturité consiste à savoir reconnaitre le moment opportun
pour dire WTF! » 
Michel A. Di Iorio    

La CHRONIQUE des ARTISANS   

Trop vieux? Regardez-moi bien aller…

Une réflexion signée Michel A. Di Iorio    

« Nous sommes désolés de vous informer que votre candidature n’a pas été retenue… », ou « Vos qualifications excèdent nettement les besoins du poste à combler… », ou encore, « Nous cherchons un candidat plus dynamique, plus vigoureux et plus… jeune  » Si vos tempes grisonnent jusqu’à dans le front, et que vous avez reçu un nombre important de réponses analogues lors de vos plus récentes recherches d’emplois, sachez que vous n’êtes pas seul. On se fait tous dire, un jour ou l’autre, qu’on est rendu trop vieux pour faire ceci ou cela, ou pour occuper une quelconque fonction. L’égo en prend un sapré coup, et on se remet en question, même si ce n’est pas nous qui sommes en cause. Ce sont plutôt nos aspirations et projets de carrière qui soulèvent les paupières des dirigeants, souvent plus jeunes et fougueux. Si l’on se bute contre un mur de béton, le moment est peut-être opportun pour réexaminer nos options afin de mieux préciser notre plan de match, et la démarche à entreprendre…

Même si notre projet ne séduit pas les membres de notre entourage, la réalisation de nos objectifs ne tient généralement qu’à peu de choses, dont une confiance inébranlable en soi, la viabilité de notre projet, un plan bien défini et la volonté de mener notre démarche à terme. Une bonne préparation adaptée à notre situation particulière peut tasser des montagnes pour nous ouvrir des portes ayant jusqu’alors demeurées fermées à double tour. Pour les besoins de cet article, limitons-nous aux particularités d’un projet d’entreprise pour son promoteur, soit un entrepreneur ou un travailleur autonome, car en plus des défis qui découlent de son projet d’entreprise, il devra confronter l’opinion publique, voire le mépris et la jalousie de son entourage…

« Les gens qui réussissent très bien sont encore mal vus au Québec, et avec la commission Charbonneau, entrepreneur rime avec escroc. On a peur des entrepreneurs… », soutient Louis-Jacques Filion, professeur à HEC Montréal, spécialisé en entrepreneuriat.

Une personne qui réussit à gagner sa vie en demeurant à la maison est mal vue par la majorité des travailleurs qui doivent se plier aux conventions d’un emploi à l’extérieur du foyer. Même si son revenu se compare favorablement à celui de l’employé (ce qui n’est pas toujours le cas), le travailleur à domicile sera perçu comme un paresseux qui esquive les contraintes liées à l’emploi conventionnel; des contraintes comme le libre choix de son horaire de travail, le code vestimentaire, le nombre d’heures de travail, les pauses chronométrées et les arrêts de travail pour raisons personnelles. La réalité, cependant, est toute autre…

Dans les deux cas (entrepreneurs et travailleurs indépendants ou artisans), on présume à tort que leur marginalité rime nécessairement avec malhonnêteté ou paresse. Cette jalousie maladive découle des préjugés de nos parents et de nos ancêtres, et elle est peut-être l’un des plus grands facteurs dissuasifs responsables de la chute de la proportion de Québécois qui se sont lancés en affaires en 2013, qui n’était que de 6,3 %, comparativement à 9 % dans le reste du Canada.

Un travailleur qui se lance en affaires en fin de carrière n’aura généralement pas les mêmes préoccupations que s’il cherche à remplacer son emploi et son revenu par celui d’un travail pour son propre compte, et pour cause. Le travailleur en fin de carrière sera plutôt à la recherche d’une activité qui lui permettra de demeurer actif en le contraignant à relever de nouveaux défis, tout en lui accordant les avantages d’une semi-retraite. Il acceptera volontiers un horaire de deux ou trois jours par semaine qui n’est pas trop exigeant et relativement libre de responsabilités, etc. Dans le contexte actuel, les dirigeants d’entreprises sont plus réceptifs à des conditions qui favorisent une meilleure formation de la relève.

À l’opposé du travailleur en fin de carrière qui vit de ses rentes de retraite, le travailleur qui veut remplacer son travail régulier par un travail à son propre compte doit compter à peu près 5 ans pour bien rôder et rentabiliser son entreprise. M. Claude Bourdon, conseiller agréé en ressources humaines conseille de ne pas se précipiter dans l’aventure s’il vous n’avez pas d’autres sources de revenus, et au moins six mois de coussin pour parer aux imprévus. « Quelqu’un qui se lance en affaires quand il a un revenu de retraite est grandement avantagé », dit-il.

Comme il n’existe pas de programme d’aide conçu pour soutenir ce type de service au Québec, il y a quatre besoins incontournables à combler par le travailleur d’un certain âge s’il veut se lancer dans l’arène des travailleurs autonomes et y survivre :

  1. Acquérir les connaissances financières pour bien gérer son entreprise.
  2. Bien identifier son marché, s’assurer que l’on offre une solution à un problème spécifique, et que le client est bien disposé à payer pour votre « solution ».
  3. Se familiariser avec les réseaux sociaux afin d’assurer sa présence afin de faciliter les premiers contacts avec sa clientèle, car ce contact essentiel se fait de plus en plus par le biais de l’Internet.
  4. Ça prend un bon site Web fonctionnel et facile à naviguer. Le site Web est non seulement un atout, mais il est rendu indispensable pour ceux qui tiennent à se faire remarquer par la clientèle.

Une fois l’expertise acquise et la décision prise, il faudra assurer le financement des opérations en prévoyant le pire des scénarios pour éviter de se retrouver à court pour assurer la subsistance des siens. L’expérience et la maturité peuvent jouer un rôle prépondérant dans la réussite d’un projet d’entreprise, mais jamais au prix d’une expertise éprouvée et fortement en demande.

Alors, si nous jouissons d’une bonne santé médicale et financière, si nous sommes secondés des atouts mentionnés précédemment, si la persistance est une de nos plus grandes qualités, et enfin si nous excellons sous le feu des projecteurs… nous pourrons dire avec fierté, « TROP VIEUX? Regardez-moi bien aller… »

Merci, et bonne lecture!

Michel A. Di Iorio, fondateur de LA COULISSE

Sources et références

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À propos de l'auteur...

Fondateur et rédacteur en chef de LA COULISSE

MICHEL A. DI IORIO, fondateur et rédacteur en chef de « LA COULISSE » a troqué, au tournant du siècle dernier, la vie publique et la notoriété pour exercer une carrière moins flamboyante, bien qu’aussi satisfaisante. À ces fins, et comme véhicule, il a fondé « LES MOTS JUSTES », d’où il exerce depuis lors la profession d’artisan des mots et traducteur. Il répond (par télétravail) aux besoins de sa clientèle; petits et plus gros… riches et moins riches… publics et privés. Il écrit et traduit pour ceux qui ne savent pas comment, qui ne peuvent pas, qui n’ont pas le temps ou qui ne sont tout simplement pas de très bons rédacteurs, laissant ses clients libres de poursuivre leurs activités principales.

 

Plus de 30 années à œuvrer dans les arènes politiques, commerciales et privées ont contribué au perfectionnement de ses compétences, faisant de lui un communicateur respecté, dont les avis et les conseils sont recherchés. Dix-sept de ces années furent consacrées aux services d’urgence, toutes branches confondues. Une plume fertile et le désir de redonner lui ont valu un siège au sein d’un nombre de comités de sélection de projets et de conseils d’administration d’associations régionales et de chambres de commerce. Ces opportunités, combinées à la notoriété acquise comme spécialiste de la communication en politique provinciale, ont contribué à paver le parcours menant à sa vocation d’écrivain public et traducteur. Ses compétences continuent de commander l’admiration et le respect de ses pairs.

 

Un visionnaire de la communication, Michel s’est adapté au marché évolutif à l’aube du nouveau millénaire en offrant un ensemble de services en communication, conçu pour les petites et moyennes entreprises, en misant sur une approche personnalisée, et le respect absolu des dates de tombée.

 

Il greffa à son offre un service d’hébergement Web géré, ainsi que les services connexes afin de mieux servir une clientèle évolutive, à la recherche de solutions clé en main facilement accessibles.

 

Depuis 2013, il rédige et publie le magazine « LA COULISSE » (lacoulisse.ca), qui offre un topo sur l’entrepreneur québécois du nouveau millénaire, ainsi qu’une vitrine sur les entrepreneurs obscurs qui n’ont pas pignon sur rue.

 

Il comprend parfaitement les enjeux politiques et les défis linguistiques associés aux affaires dans sa province natale, ainsi que dans le reste du Canada.

 

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Services : Conception-rédaction / traduction / révision de texte / réécriture (français / anglais / français), Services Web.

 

Michel possède une solide expérience de la communication commerciale, des services d’urgence et de la politique. Originaire du Québec, il maitrise les deux langues officielles du Canada avec autant de flair.

 

Que ce soit au Québec, en Amérique du Nord, ou ailleurs dans le monde, « LES MOTS JUSTES » de Michel A. Di Iorio seront à votre service pour véhiculer votre message…

 

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