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La stratégie d’avant-entreprise…

par   /   4 septembre 2013  /   Aucun commentaire

Planifier votre stratégie d'avant-entreprise...

La stratégie d’avant-entreprise…

« Celui qui sait le comment aura toujours un emploi. Celui qui connaît le pourquoi sera toujours son propre maître. » – Ralph Waldo Emerson

CHRONIQUE – LES COULIS de SAGESSES

Lorsqu’invités à définir leur stratégie d’entreprise, certains répondent qu’elle consiste à leur permettre de gagner leur vie sans dépendre d’un patron. D’autres répondent qu’elle consiste à fournir une sécurité financière à leur famille en se fiant qu’à eux-mêmes. La majorité, cependant, s’accorde pour dire que la stratégie d’entreprise consiste à déterminer le comment et le pourquoi derrière leur projet d’entreprise. Pour tous, elle soulève des questions :

  1. Ai-je l’étoffe d’un travailleur autonome ou d’un entrepreneur?
  2. Est-ce que mon projet d’entreprise est original, et sera-t-il viable?
  3. Quel sera son modèle économique?
  4. Quelles seront ses orientations à long terme (périmètre ou délimitation précise)?
  5. Quelles seront ses sources d’approvisionnement à moyen et à long terme?
  6. Quelles seront ses sources secondaires d’approvisionnement?
  7. Quel sera son avantage concurrentiel?
  8. Vais-je pouvoir faire face à mes obligations et en vivre?
  9. Qui me financera, et m’aidera à résister aux imprévus et aux contrecoups?
  10. Comment pourrai-je parer aux périodes creuses, ou à la maladie?
  11. Comment pourrai-je concilier les besoins de mon entreprise avec mes besoins familiaux?
  12. Comment réagiront les membres de ma famille devant les inconvénients liés au travail à domicile?

M. Michael Porter, professeur de stratégie d’entreprise de l’Université Harvard, nous explique que la stratégie d’entreprise consiste essentiellement à définir les orientations générales permettant à l’entreprise de détenir un avantage concurrentiel durable.

Pour vulgariser tout ce charabia, la stratégie d’une entreprise, n’est rien de plus que l’élaboration de ce qu’elle (votre entreprise) souhaite réaliser et comment vous comptez y parvenir, car c’est votre stratégie d’entreprise qui définira la « vision d’entreprise » qui lui permettra de réaliser sa « mission », ou sa raison d’être.

Une étude menée par Statistique Canada révèle qu’un quart des entreprises fondées au cours des années 1990 ont cessé leurs activités à peine deux ans suivant leur fondation. Seulement 36 % ont survécu 5 ans ou plus, et à peine une entreprise sur cinq existait toujours après 10 ans. Bien qu’il existe des techniques pour améliorer vos probabilités de succès, rien n’égale une bonne préparation, et avant de vous embarquer dans une galère, une petite mise en garde s’impose, car rien ne saurait remplacer une préparation adéquate. Malgré tous les diplômes et les certificats obtenus; malgré tous les séminaires, congrès et ateliers auxquels vous participerez, votre succès véritable ne découlera point que de votre motivation profonde, de votre persistance inébranlable, de votre résistance aux contrecoups et de votre éducation. Cependant, votre degré de succès dépendra des efforts dépensés à vous préparer préalablement, et aux efforts déployés en élaborant votre stratégie d’entreprise, ou ce que j’appelle presque tendrement « la stratégie d’avant-entreprise… »

Pour un approfondissement des sujets discutés, cliquez sur les liens en bleu. Vous obtiendrez ainsi un complément d’information, ainsi que des liens pour consulter des guides détaillés.

  1. Votre plan d’affaires — procédez méthodiquement et planifiez efficacement chaque détail en élaborant vous-même votre plan d’affaires. Certes que vous pouvez solliciter l’aide d’un comptable pour la partie financière, mais le cœur de votre plan devrait venir de vos tripes. Ce plan détaillera l’offre que vous proposerez à votre clientèle, incluant tous les détails pertinents à votre offre (contexte, prix, qualité, le besoin que vous projetiez combler, la fourniture de pièces, produits ou services pour assurer la pérennité de votre entreprise/projet, le financement envisagé, le lieu de travail et la région ciblée, la clientèle cible, la concurrence, et ce qui rend votre offre plus attrayante, et enfin, sa rentabilité à court, moyen et plus long terme. Votre plan fera également état de vos projets d’expansion éventuels, si applicables. Bref, il devra être suffisamment détaillé pour convaincre vos investisseurs qu’il s’agit d’une affaire viable, sans pour autant ressembler à une publicité.
  2. Évitez les risques excessifs ou inutiles — malgré les discours populaires de certains magnats de l’entrepreneuriat sur la témérité, une étude récente réalisée par Michel Villette et Catherine Vuillermot soutient que la plupart des entrepreneurs prospères se comportent davantage comme des prédateurs, minimisant les risques au profit de frappes stratégiques opportunes. Bien que la décision de se lancer en affaires comporte des risques inévitables, il serait prudent d’éviter les risques excessifs en début d’aventure en développant votre stratégie d’avant-entreprise pour parer aux erreurs de parcours qui pourraient écourter votre projet d’autonomie. Traverser la rue dans un orage comporte des risques, mais un parapluie en main peut vous aider à éviter le pire [consultez mon billet intituléDon Juan et le déluge].
  3. Réalisez une étude de marché. Afin de mieux connaître votre clientèle et vos concurrents. Ainsi vous serez en mesure de tailler votre offre pour mieux répondre à la demande. Ne présumez pas que vous connaissez votre client, car il n’est pas vous. L’étude de marché vous permettra de cueillir les renseignements nécessaires à la prise de décisions éclairées sur les éléments cruciaux à la satisfaction de votre clientèle, ainsi qu’au succès de votre entreprise. Consultez le Guide pour l’étude du marché en cliquant sur le lien.
  4. Entourez-vous des bonnes personnes. Je préconise vivement l’établissement d’un groupe Mastermind [des gens qui partagent des valeurs et des intérêts compatibles, et qui se rencontrent sur une base régulière dans la poursuite d’un objectif commun], un groupe de conseillers et de collaborateurs chevronnés peuvent compenser pour vos lacunes, car il est rare qu’un entrepreneur ou un travailleur autonome soit expert en tout. Des personnes à considérer peuvent inclure votre comptable, votre directeur de banque, votre avocat, vos collaborateurs clés, etc.
  5. Trouvez-vous des mentors. Le mentor est quelqu’un qui a de l’avance sur vous dans ce vous aimeriez faire, et qui est en mesure de vous aider à atteindre vos objectifs en vous faisant profiter de son expérience et de son savoir-faire. C’est quelqu’un qui peut éclairer votre prochaine étape, tout comme une lampe peut vous empêcher de trébucher sur vos propres lacets. Le mentor est un modèle à imiter, ou un guide à suivre pour éviter des erreurs de parcours inutiles et vous dépasser.
  6. Prévoyez vos sources de financement. Le financement d’un projet d’entreprise, c’est son oxygène. Peu de choses rivalisent avec la frustration qui accompagne la réalisation tardive que vous manquez de moyens pour le réaliser un projet sur lequel vous avez consacré du temps et de l’énergie, surtout si vous n’y avez pas songé avant de quitter votre emploi. Prenez le temps de développer votre projet d’entreprise, et sollicitez l’avis de votre comptable ou banquier pour déterminer vos besoins prévisibles en liquidités. Une fois connus, vous pourrez planifier le financement de votre projet de façon éclairée et réaliste. Prenez des dispositions pour assurer votre sécurité financière au cours des mois qui suivront le lancement de votre projet.
  7. Établissez votre argument clé de vente.  Votre argument clé de vente [USP en anglais], également appelé proposition de valeur, différenciera votre produit ou service de celui de vos compétiteurs, et il déterminera, en dernière analyse, le succès ou l’échec financier de votre entreprise.
  8. Identifiez et obtenez les compétences requises pour mener votre projet à bon port. Il se peut que vous les possédiez déjà, mais si ce n’est pas le cas, prenez le temps pour les acquérir avant de quitter votre emploi. Même si vous êtes un Einstein de salon et un homme à tout faire, il est fort à parier que vous ne pourrez assumer à vous seul toutes les responsabilités qui vous incombent, comme la comptabilité, le marketing, la vente, la production, la conception et le design, etc. Il faudra donc déterminer comment vous allez parer à ces besoins.
  9. Faites vos devoirs. Prenez le temps d’effectuer les recherches nécessaire à la réalisation de tous les aspects de votre projet d’entreprise, incluant les sources et réseaux d’aide disponibles. Vous les trouverez assez facilement en tapant « Sources d’aide pour le travailleur autonome » sur Google, chez votre banquier, votre CLD local, au Ministère du Revenu du Québec, chez Monster, et j’en passe [consultez Ressources pour le travailleur autonome].
  10. Parlez-en à votre famille. L’exploitation de votre entreprise exigera beaucoup de votre temps, surtout au début. Des explications s’imposent donc pour vous assurer de la collaboration de tous, car qu’il y aura des ajustements à faire pour accommoder vos disponibilités réduites. Si vous entendez travailler de la maison, votre conjoint [e] et vos enfants auront sans doute leur mot à dire, alors une bonne conversation en tête-à-tête s’impose pour établir les grandes lignes de ce qui suivra.

Enfin, si votre décision est prise, trouvez-vous un bon mentor ou douze, lisez avec l’avidité de l’éponge qui boit, et ayez confiance en vous…  

Michel A. Di Iorio, fondateur de LA COULISSE

Sources et guides :

DÉFI

Aux amateurs de chasses aux trésors J’ai inséré un lien sur une des pages du magazine pour télécharger une copie numérisée de l’oeuvre de Napoléon Hill…

« Réfléchissez et Devenez Riche »

… et un autre vers le livre de Wallace D. Wattles…

« La Science de la Richesse »

Parcourez les pages du magazine pour les trouver – gracieuseté de LA COULISSE

À propos de l'auteur...

Fondateur et rédacteur en chef de LA COULISSE

MICHEL A. DI IORIO, fondateur et rédacteur en chef de « LA COULISSE » a troqué, au tournant du siècle dernier, la vie publique et la notoriété pour exercer une carrière moins flamboyante, bien qu'aussi satisfaisante. À ces fins, et comme véhicule, il a fondé « LES MOTS JUSTES », d’où il exerce depuis lors la profession d'artisan des mots et traducteur. Il répond (par télétravail) aux besoins de sa clientèle; petits et plus gros... riches et moins riches... publics et privés. Il écrit et traduit pour ceux qui ne savent pas comment, qui ne peuvent pas, qui n’ont pas le temps ou qui ne sont tout simplement pas de très bons rédacteurs, laissant ses clients libres de poursuivre leurs activités principales.

 

Plus de 30 années à œuvrer dans les arènes politiques, commerciales et privées ont contribué au perfectionnement de ses compétences, faisant de lui un communicateur respecté, dont les avis et les conseils sont recherchés. Dix-sept de ces années furent consacrées aux services d’urgence, toutes branches confondues. Une plume fertile et le désir de redonner lui ont valu un siège au sein d’un nombre de comités de sélection de projets et de conseils d’administration d’associations régionales et de chambres de commerce. Ces opportunités, combinées à la notoriété acquise comme spécialiste de la communication en politique provinciale, ont contribué à paver le parcours menant à sa vocation d’écrivain public et traducteur. Ses compétences continuent de commander l’admiration et le respect de ses pairs.

 

Un visionnaire de la communication, Michel s’est adapté au marché évolutif à l'aube du nouveau millénaire en offrant un ensemble de services en communication, conçu pour les petites et moyennes entreprises, en misant sur une approche personnalisée, et le respect absolu des dates de tombée.

 

Il greffa à son offre un service d’hébergement Web géré, ainsi que les services connexes afin de mieux servir une clientèle évolutive, à la recherche de solutions clé en main facilement accessibles.

 

Depuis 2013, il rédige et publie le magazine « LA COULISSE » (lacoulisse.ca), qui offre un topo sur l'entrepreneur québécois du nouveau millénaire, ainsi qu'une vitrine sur les entrepreneurs obscurs qui n'ont pas pignon sur rue.

 

Il comprend parfaitement les enjeux politiques et les défis linguistiques associés aux affaires dans sa province natale, ainsi que dans le reste du Canada.

 

Pour « LES MOTS JUSTES », il n’y a tout simplement pas de meilleur choix!

 

Services : Conception-rédaction / traduction / révision de texte / réécriture (français / anglais / français), Services Web.

 

Michel possède une solide expérience de la communication commerciale, des services d’urgence et de la politique. Originaire du Québec, il maitrise les deux langues officielles du Canada avec autant de flair.

 

Que ce soit au Québec, en Amérique du Nord, ou ailleurs dans le monde, « LES MOTS JUSTES » de Michel A. Di Iorio seront à votre service pour véhiculer votre message...

 

LES MOTS JUSTES - Nous changeons le monde... un mot à la fois!

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