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Les regrets de l’hésitation

par   /   1 mars 2017  /   2 Commentaires

« La jeunesse est une courte erreur, et la vieillesse un long regret. »
— 
Henri Duvernois

« L’hésitation engendra mes plus grands regrets, et l’audace, mes plus grandes joies ! »
— Michel A. Di Iorio

Les COULIS de SAGESSE

Les regrets de l’hésitation

Une réflexion empirique à l’intention de travailleurs autonomes actuels et en devenir,
signée Michel A. Di Iorio 

Les regrets de l’hésitation m’ont suivi tout au long de mon existence, bien qu’ils ne se manifestent qu’en de rares occasions. Les opportunités que j’ai négligées ne laissaient guère présager la profondeur des regrets engendrée par mon hésitation. Elles se contentèrent plutôt de me narguer entre les élans audacieux de ma riposte…

Pour mieux expliquer, je vous offre comme anecdote une synopsis en deux volets de ma première grande hésitation, dont le premier volet se passa durant mon adolescence, et le deuxième vers la fin de l’adolescence de mon fils. Mes proches savent que j’en ai vu d’autres, mais pour les besoins de ce billet, je m’en tins qu’aux instances mentionnés. Si le lien entre mes regrets et le travailleur autonome vous semblent nébuleux au départ, vous comprendrez mieux si vous continuez jusqu’à la fin de l’article…, alors je vous encourage à poursuivre votre lecture jusqu’en bas de la page…

Comme plusieurs garçons de ma génération, la musique, la rébellion (personnifiée par le port de jeans et de cheveux plus longs) ainsi que l’admiration des demoiselles, jouèrent des rôles prépondérants dans mes choix de vie. Mes parents m’offrirent une première guitare à l’âge de douze ans, et même si la puberté se fit encore discrète, les filles influencèrent mes choix de comportements. J’en suis devenu, à l’époque, un gratteux de guitare, un poète et un jeune artiste de la scène qui séduisait mes pseudo-conquêtes avec mes poèmes et mes chansons. Même si je fus victime d’une puberté tardive, tout alla de bon train…

Ce fut l’époque des succès éclair, et notre notoriété grandissait. Nous recevions depuis peu des offres pour nous produire dans des spectacles de variétés à Montréal, des cafés étudiants, et des foires commerciales. Les invitations d’assister à des fêtes privées pour des gens que nous ne connaissions pas s’empilèrent, miroitant une popularité étourdissante que nous associons à des artistes connus, et nous aimions ça…

Suivant une représentation offerte lors d’un spectacle de variétés à Ville Saint-Michel, un dénicheur de nouveaux talents vint nous rencontrer dans notre loge, et nous proposa une série de représentations dans un café populaire du centre-ville. Jacques, mon chanteur, me jeta un coup d’œil furtif, et accepta la carte professionnelle de notre interlocuteur, lui serrant la main en promettant de donner suite à son offre dans les jours qui suivirent.

Je n’ai pas fermé l’œil de la nuit. Nous n’étions que des ados en délire devant une notoriété qui dépassait notre préparation pour l’accueillir, et j’ai hésité. Je m’inventai des raisons pour craindre l’aventure, et j’ai fini par me croire, avec comme résultat de sombrer dans l’oubli, remplacé par de jeunes talents émergents, plus téméraires que nous. J’ai remisé ma guitare pendant une année ou deux, laissant place à ma puberté et la découverte de mes premiers amours. Ma «carrière artistique» se métamorphosa en activités plus terre-à-terre, et je ne me suis jamais plus produit en spectacle sur une scène, avec tous les regrets imaginables…


La relance

Défilement rapide vers l’avant «Fast-Forward» d’un peu plus d’un quart de siècle, et mon jeune fils, poète et troubadour à son tour, vint me rendre visite au chalet, où nous passions quelques jours à nous rapprocher l’un de l’autre, à partager ses rêves et ses envies de jeunesse. Avant de nous quitter, il sortit un livre de feuilles de musique, et me remit quelques feuillets entre les mains en me demandant de pratiquer la «toune» en cause. Il me dit qu’il se présenta régulièrement en spectacle au centre civique près de sa localité, et me proposa de performer sur scène avec lui la chanson populaire de Cat Stephens, «Father and Son».

J’en fus profondément touché, car la chanson qu’il me proposa nous toucha tous les deux. j’acceptai les feuillets en lui promettant de donner suite à sa proposition. Je me suis même déplacé pour le voir en spectacle, et je n’eus aucune difficulté à m’imaginer partager un moment magique avec lui, mais la vie en avait décidé autrement…

http://les-mots-justes.net - Services de rédaction et de traduction

La gaffe et les regrets…

La gaffe, si elle existe, fût de laisser mon hésitation nous voler une opportunité qui ne se présente habituellement qu’une fois dans la vie. J’ai hésité une deuxième fois en me faisant comme accroire que nous avions tout notre temps pour y parvenir; qu’il n’y avait pas de raison de se presser, et j’ai perdu une occasion unique de vivre un moment inoubliable avec mon fils…

Certains diront que j’étais trop jeune pour comprendre les dangers lors de ma première hésitation, se soldant par un mal pour un bien, compte tenu des circonstances. S’ils ont raison dans ce premier cas, le deuxième brille par ma faute de ne pas avoir appliqué la leçon apprise dans ma jeunesse. La vie est courte pour commettre ce genre d’erreur à répétition.

Pour nous rendre à destination, la vie nous propose des avenues et des boulevards, en nous laissant le soin de les emprunter ou non. Malheureusement, et suivant cet exemple, il arrive qu’une voie se referme pour favoriser une avenue de rechange. Contrairement aux plans routiers qui prévoient une réouverture post-réparation, la vie ne revient pas systématiquement dans le passé, et si elle le fait, il s’agit d’une chance unique de nous reprendre…

Mon hésitation à donner suite en temps opportun à la proposition de Sébastien se solda pour une deuxième fois en cul-de-sac. Mon fils, qui subit une greffe cardiaque juste 13 mois plus tôt, fit à son insu un rejet foudroyant de son nouveau cœur, et décéda des suites de complications imprévues. Il nous a malheureusement et tragiquement quittés à l’âge de 20 ans.

Les regrets, du moins… les miens et en toute humilité, consistent à avoir raté une occasion unique par crainte de ne pas être à la hauteur. À deux reprises, j’ai choisi de mettre un bémol à mon implication dans un spectacle sur scène. La vie se chargea de me faire regretter mon hésitation, et hélas… on ne peut retourner en arrière!

Heureusement que les déceptions ne sont pas toutes aussi dramatiques, bien que pour la majorité d’entre nous c’est tout comme. Confrontés à une opportunité de changer nos vies, plusieurs préfèreront l’avenue la moins risquée plutôt que le boulevard de la témérité par crainte de ne pas être à la hauteur, et une belle occasion nous doublera dans le tournant pour disparaitre à jamais.

Je crois qu’en adultes responsables, c’est à nous d’assumer la responsabilité de nos décisions. Si l’on choisit le boulevard de la témérité, deux possibilités nous guettent dans le tournant : le succès ou l’on se bute contre un mastodonte qui vient en sens inverse. Si l’on descend l’avenue, les chances de buter un mastodonte sont réduites, mais les chances de connaitre un succès foudroyant le sont autant.

C’est comme à la loterie; si l’on ne prend pas le risque d’acheter le billet, on ne gagne que le prix économisé du billet, mais si l’on achète le bon billet…

À vous de décider comment concilier vos propres choix. Pour ma part, je préfère risquer de perdre que de m’en vouloir pour l’éternité d’avoir hésité le moment venu…

Voilà l’essentiel de ma réflexion…

Pour les travailleurs autonomes en devenir ou actuels, je vous offre les liens ci-dessous pour vous aider dans vos démarches de recherche.

Mot de la fin… (RESSOURCES)

Pour vous aider dans vos recherches, LA COULISSE met à votre disposition une multitude de liens vers des sites de ressources légales, gouvernementales, techniques, financières, outils en ligne… ICI, ICI et ICI! L’accès vers ces ressources depuis notre site Internet est offert gratuitement, et n’arrêtez pas de lire, car les sections ci-après offrent des outils supplémentaires.

Voilà, c’est à vous de jouer maintenant!

Merci de m’avoir lu. Je vous souhaite une bonne réflexion, une démarche fructueuse, et surtout… une bonne vie!

Michel A. Di Iorio, fondateur de LA COULISSE

Partager mon «X»

Je veux partager mon « X » avec vous qui suivez l’aventure du magazine LA COULISSE depuis son lancement en 2013! Pour y arriver, je vous offre par l’intermédiaire de mes billets hebdomadaires des liens utiles vers des outils pratiques en ligne, et un véhicule pour distribuer votre histoire parmi les travailleurs autonomes actuels et en devenir. Que ces derniers se retrouvent sur Linked-In, Facebook, Twitter, Google+, Pinterest, Reddit, Tumblr ou Pocket, LA COULISSE y cultive une présence en y publiant des billets hebdomadaires, des billets occasionnels signés par ses membres contributeurs, ainsi que des anecdotes tirées du vécu.

À titre d’information, le magazine LA COULISSE double son lectorat chaque année depuis sa fondation. Le magazine s’adresse à un lectorat varié, qui inclut des travailleurs indépendants actuels et en devenir, des journalistes, des chasseurs de têtes, des professionnels, des représentants de divers ministères, des chefs d’entreprise de toutes tailles, des annonceurs, des représentants de compagnies de publicité, des artistes, des agences, des paramédics, des policiers, des pompiers, des fonctionnaires, etc.

Je vous offre un lectorat sérieux qui ne demande qu’à lire vos histoires, que je vous invite à me soumettre en cliquant d’abord sur les critères de sélection afin de vous assurer de respecter ses énoncés. Une fois que vous en aurez pris connaissance, vous n’aurez qu’à me transmettre votre texte par courriel, en prenant soin d’inclure vos coordonnées afin que je puisse communiquer avec vous, au besoin. Veuillez noter que je ne communiquerai qu’avec les auteurs dont les histoires auront été retenues.

Ah oui, j’allais oublier… cette opportunité de partager mon « X » vous est offerte sans frais!

J’ai hâte de vous lire…

Qu’en pensez-vous?

Tout le monde a une histoire à raconter. Si vous désirez partager les opportunités qui ont marqué votre parcours, écrivez-moi à info@lacoulisse.ca, ou sur les réseaux sociaux. N’ayez crainte, il me fera plaisir de vous répondre avec diligence. Votre histoire pourrait aider un travailleur autonome en devenir, alors je vous invite à la partager avec nous dans LA COULISSE.

Je vous souhaite une bonne réflexion, des affaires prospères, et une abondance de poussières de bonheur!

N’hésitez pas à commenter la présente réflexion, et à partager ce lien avec vos amis et collègues.

Michel A. Di Iorio
Rédacteur en chef et fondateur de 
LA COULISSE
Rédaction et publicité : 514.994.0967
info@lacoulisse.ca

PS — Pour faire partie de ma nouvelle liste de distribution, veuillez m’envoyer un courriel à : info@lacoulisse.ca avec la mention « abonnez-moi ». C’est gratuit!

Références et lectures complémentaires

Sources et guides

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À propos de l'auteur...

Fondateur et rédacteur en chef de LA COULISSE

MICHEL A. DI IORIO, fondateur et rédacteur en chef de « LA COULISSE » a troqué, au tournant du siècle dernier, la vie publique et la notoriété pour exercer une carrière moins flamboyante, bien qu'aussi satisfaisante. À ces fins, et comme véhicule, il a fondé « LES MOTS JUSTES », d’où il exerce depuis lors la profession d'artisan des mots et traducteur. Il répond (par télétravail) aux besoins de sa clientèle; petits et plus gros... riches et moins riches... publics et privés. Il écrit et traduit pour ceux qui ne savent pas comment, qui ne peuvent pas, qui n’ont pas le temps ou qui ne sont tout simplement pas de très bons rédacteurs, laissant ses clients libres de poursuivre leurs activités principales.

 

Plus de 30 années à œuvrer dans les arènes politiques, commerciales et privées ont contribué au perfectionnement de ses compétences, faisant de lui un communicateur respecté, dont les avis et les conseils sont recherchés. Dix-sept de ces années furent consacrées aux services d’urgence, toutes branches confondues. Une plume fertile et le désir de redonner lui ont valu un siège au sein d’un nombre de comités de sélection de projets et de conseils d’administration d’associations régionales et de chambres de commerce. Ces opportunités, combinées à la notoriété acquise comme spécialiste de la communication en politique provinciale, ont contribué à paver le parcours menant à sa vocation d’écrivain public et traducteur. Ses compétences continuent de commander l’admiration et le respect de ses pairs.

 

Un visionnaire de la communication, Michel s’est adapté au marché évolutif à l'aube du nouveau millénaire en offrant un ensemble de services en communication, conçu pour les petites et moyennes entreprises, en misant sur une approche personnalisée, et le respect absolu des dates de tombée.

 

Il greffa à son offre un service d’hébergement Web géré, ainsi que les services connexes afin de mieux servir une clientèle évolutive, à la recherche de solutions clé en main facilement accessibles.

 

Depuis 2013, il rédige et publie le magazine « LA COULISSE » (lacoulisse.ca), qui offre un topo sur l'entrepreneur québécois du nouveau millénaire, ainsi qu'une vitrine sur les entrepreneurs obscurs qui n'ont pas pignon sur rue.

 

Il comprend parfaitement les enjeux politiques et les défis linguistiques associés aux affaires dans sa province natale, ainsi que dans le reste du Canada.

 

Pour « LES MOTS JUSTES », il n’y a tout simplement pas de meilleur choix!

 

Services : Conception-rédaction / traduction / révision de texte / réécriture (français / anglais / français), Services Web.

 

Michel possède une solide expérience de la communication commerciale, des services d’urgence et de la politique. Originaire du Québec, il maitrise les deux langues officielles du Canada avec autant de flair.

 

Que ce soit au Québec, en Amérique du Nord, ou ailleurs dans le monde, « LES MOTS JUSTES » de Michel A. Di Iorio seront à votre service pour véhiculer votre message...

 

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2 Commentaires

  1. […] «L’hésitation engendra mes plus grands regrets, et l’audace, mes plus grandes joies!» — «L’hésitation engendra mes plus grands regrets, et l’audace, mes plus grandes joies!» […]

  2. […] pas la question. Il me semble qu’avant de fertiliser les pissenlits avec les résidus de nos regrets, il y a mieux à faire de notre temps. Pour plusieurs, occuper une fonction au solde d’un tiers […]

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