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La maladie et le travailleur autonome…

par   /   19 novembre 2014  /   Aucun commentaire

« Le chômage est la maladie du travail… » – Descrea

CHRONIQUE « FINANCIÈRE »

La maladie et le travailleur autonome…

L’idée de vous lancer en affaires enflamme des passions dont vous ne doutiez même pas l’existence au fond de vous. Vous avez fait vos devoirs et paré aux éventualités prévisibles. Vous êtes prêt à tout pour y arriver, secondé d’une famille qui vous appuie sans réserve. Mais, qu’est-ce qui arrive si vous tombez malade? Qui paiera l’épicerie, les services publics et le loyer? Si vous êtes temporairement indisposé, qui s’occupera de payer les comptes qui continueront de s’entasser comme des flocons de neige au fond de votre case postale et de votre boîte de réception?

Au bénéfice de ceux qui ne le savent pas, le travailleur indépendant est malheureusement exclu de la protection offerte par la toile de sécurité sociale qui protège les travailleurs québécois qui œuvrent au solde d’un employeur. Ces capitalistes marginaux qui génèrent plus d’emplois, d’impôts et de taxes pour l’état que tout autre secteur de l’activité économique sont exclus de la toile de protection qu’ils ont contribué à créer et à maintenir. C’est comme une espèce de droit de passage exigée par l’État en reconnaissance du privilège d’autodétermination professionnelle. La plupart ne bénéficient même pas des prestations d’assurance-emploi. Ils doivent donc prévoir un fonds de capital et un régime privé d’assurance pour parer aux éventualités, sinon il pourrait risquer de tout perdre si un malheur important lui arrivait.

Le travail autonome jouit d’une popularité grandissante parmi la population. Le Québec compte, à lui seul, près de 600 000 travailleurs autonomes, selon Statistique Canada, et en raison de l’évolution technologique, on prédit que ce nombre augmentera de façon importante dans les années à venir. La moyenne nationale de travailleurs autonomes se situe à environ 16 pour cent de la population active, soit environ 2,7 millions de Canadiens. La majorité d’entre eux se retrouvent dans les domaines de la construction, des services professionnels, du commerce de détail/de gros et de la santé.

Le coût du remplacement d’une partie ou de la totalité des avantages sociaux du T/A peut s’avérer prohibitif pour le T/A moyen; il n’a pas de caisse de retraite, de vacances payées, de congés de maladie, de prestations de retraite, de prestations de maladie, etc., alors il doit compenser les avantages sociaux dont il ne jouit pas. Selon le régime choisi, l’assurance invalidité peut coûter jusqu’à 100 $ par mois. L’assurance médicaments peut coûter environ 55 $ par mois. Quant aux vacances, elles grugeront environ 8 % de ses gains annuels.

De plus, et en vertu du RPC/RRQ, le travailleur autonome est tenu de verser la cotisation de l’employeur et de l’employé. En comparaison, le travailleur employé versait un montant de 2 118,60 $ au RPC en 2009, tandis que le travailleur autonome devait payer la part de l’employeur et de l’employé (le double), soit 4 237,20 $!

En toute justice, sachez que le travailleur autonome peut néanmoins se qualifier pour des prestations spéciales en souscrivant au programme d’assurance emploi, qui comprennent :

  • les prestations de maternité : destinées aux mères naturelles uniquement, et couvrent la période entourant la naissance de l’enfant (max. de 15 semaines).
  • Les prestations parentales : destinées aux parents biologiques ou adoptifs qui s’occupent d’un nouveau-né ou d’un enfant adopté récemment. Ces prestations peuvent être prises par un des deux parents ou partagées entre eux (max. de 35 semaines).
  • Les prestations de maladie : peuvent être versées à une personne qui est dans l’incapacité de travailler en raison de problèmes de santé, d’un accident ou d’une mise en quarantaine (max. de 15 semaines).
  • Les prestations de compassion : peuvent être payées à une personne qui doit s’absenter du travail de façon temporaire afin de s’occuper ou d’apporter des soins à un membre de sa famille qui est atteinte d’une malade grave risquant d’être mortelle (maximum de 6 semaines).
  • Les prestations pour les parents d’enfants gravement malades.
Si vous êtes un travailleur autonome qui réside au Québec, vous êtes déjà admissible aux prestations de maternité, de paternité et parentales offertes par le Régime québécois d’assurance parentale. Si vous choisissez de vous inscrire au programme d’assurance-emploi, vous serez admissible aux prestations de maladie et de compassion de l’assurance emploi (AE).
Cependant, certains travailleurs autonomes ne sont pas admissibles aux prestations spéciales parce qu’ils sont déjà admissibles au programme d’assurance emploi (AE). Parmi ces travailleurs, on retrouve notamment les barbiers, les coiffeurs, les chauffeurs de taxi et les conducteurs d’autres véhicules de transport de passagers qui ne sont pas embauchés à titre d’employés, mais dont l’emploi est assurable selon le Règlement sur l’assurance emploi (AE), de même que les pêcheurs dont l’emploi est assuré par le programme d’assurance‑emploi, conformément au Règlement sur l’assurance-emploi (pêche).

 

Qui est admissible à ces programmes de prestations?

  • Les travailleurs autonomes qui gèrent leur propre entreprise.
  • Les travailleurs autonomes qui sont employés par une entreprise, mais qui n’ont pas le droit de participer au programme de l’AE en tant qu’employé, car ils détiennent plus de 40 % des actions avec droit de vote de cette société.
  • Les citoyens canadiens et les résidents permanents.

Quels sont les taux, les coûts et les prestations?

  • Les prestations d’AE maximales pour l’année 2014 s’élèvent à 891,12 $ (720,48 $ au Québec).
  • Le taux de 2014 est calculé de la même façon que pour les employés, par exemple sur la base de 1,88 $ par tranche de 100 $ de revenus (1,52 $ au Québec), à concurrence de 47 400 $, soit la rémunération assurable maximale.
  • Aucune cotisation de l’employeur ne doit être versée.

Important

  • Une fois que vous avez reçu des prestations spéciales d’AE, vous devez continuer à verser des cotisations d’AE sur votre revenu de travailleur indépendant pendant toute la durée de votre carrière de travailleur autonome, peu importe les changements survenant au niveau de la nature de votre activité indépendante.
  • Vous pouvez résilier votre participation que si vous n’avez pas reçu de prestations spéciales d’AE en tant que travailleur autonome.

Pour de plus amples informations, veuillez visiter la page Prestations spéciales de l’assurance-emploi pour les travailleurs autonomes du site de Service Canada. Pour vous inscrire en ligne, examinez le processus de demande ou visitez le bureau de Service Canada de votre région.

N’étant ni assureur ni statisticien, je ne peux vous conseiller sur les mesures précises à prendre, alors je vous encourage à cliquer sur les liens pertinents afin d’en apprendre davantage sur la question. Cela alimentera sans doute les questions que vous poserez à votre représentant d’assurances pour travailleurs autonomes, et n’oubliez surtout pas de lui parler de l’assurance invalidité.

On dit qu’il n’y a personne qui n’est pas assurable au Québec…

Qu’en dites-vous?

(Vous pouvez nous faire part de votre point de vue via le formulaire au bas du texte.)

Michel A. Di Iorio, fondateur de LA COULISSE

Sources et références

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À propos de l'auteur...

Fondateur et rédacteur en chef de LA COULISSE

MICHEL A. DI IORIO, fondateur et rédacteur en chef de « LA COULISSE » a troqué, au tournant du siècle dernier, la vie publique et la notoriété pour exercer une carrière moins flamboyante, bien qu'aussi satisfaisante. À ces fins, et comme véhicule, il a fondé « LES MOTS JUSTES », d’où il exerce depuis lors la profession d'artisan des mots et traducteur. Il répond (par télétravail) aux besoins de sa clientèle; petits et plus gros... riches et moins riches... publics et privés. Il écrit et traduit pour ceux qui ne savent pas comment, qui ne peuvent pas, qui n’ont pas le temps ou qui ne sont tout simplement pas de très bons rédacteurs, laissant ses clients libres de poursuivre leurs activités principales.

 

Plus de 30 années à œuvrer dans les arènes politiques, commerciales et privées ont contribué au perfectionnement de ses compétences, faisant de lui un communicateur respecté, dont les avis et les conseils sont recherchés. Dix-sept de ces années furent consacrées aux services d’urgence, toutes branches confondues. Une plume fertile et le désir de redonner lui ont valu un siège au sein d’un nombre de comités de sélection de projets et de conseils d’administration d’associations régionales et de chambres de commerce. Ces opportunités, combinées à la notoriété acquise comme spécialiste de la communication en politique provinciale, ont contribué à paver le parcours menant à sa vocation d’écrivain public et traducteur. Ses compétences continuent de commander l’admiration et le respect de ses pairs.

 

Un visionnaire de la communication, Michel s’est adapté au marché évolutif à l'aube du nouveau millénaire en offrant un ensemble de services en communication, conçu pour les petites et moyennes entreprises, en misant sur une approche personnalisée, et le respect absolu des dates de tombée.

 

Il greffa à son offre un service d’hébergement Web géré, ainsi que les services connexes afin de mieux servir une clientèle évolutive, à la recherche de solutions clé en main facilement accessibles.

 

Depuis 2013, il rédige et publie le magazine « LA COULISSE » (lacoulisse.ca), qui offre un topo sur l'entrepreneur québécois du nouveau millénaire, ainsi qu'une vitrine sur les entrepreneurs obscurs qui n'ont pas pignon sur rue.

 

Il comprend parfaitement les enjeux politiques et les défis linguistiques associés aux affaires dans sa province natale, ainsi que dans le reste du Canada.

 

Pour « LES MOTS JUSTES », il n’y a tout simplement pas de meilleur choix!

 

Services : Conception-rédaction / traduction / révision de texte / réécriture (français / anglais / français), Services Web.

 

Michel possède une solide expérience de la communication commerciale, des services d’urgence et de la politique. Originaire du Québec, il maitrise les deux langues officielles du Canada avec autant de flair.

 

Que ce soit au Québec, en Amérique du Nord, ou ailleurs dans le monde, « LES MOTS JUSTES » de Michel A. Di Iorio seront à votre service pour véhiculer votre message...

 

LES MOTS JUSTES - Nous changeons le monde... un mot à la fois!

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