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Maestro, ou gérant glorifié?

par   /   18 janvier 2017  /   1 Commentaire

« Ce qui génère une manchette, ou soulève la controverse et attire l’attention ne relève pas nécessairement du même processus que celui qui résout le problème… »
— Barack Obama

« Certains s’attribuent un statut de chef d’orchestre de l’entreprise quand en réalité ils sont de véritables maestros. D’autres s’autoproclament maestros, et se terrent derrière un gérant glorifié. » — Michel A. Di Iorio

Les COULIS de SAGESSE – ANECDOTES

Maestro, ou gérant glorifié?

Une réflexion empirique à l’intention de travailleurs autonomes actuels et en devenir, signée Michel A. Di Iorio 

Maestro, ou gérant glorifié? Lorsqu’on me nomma «gérant» dans ma jeune vingtaine, les deux oreilles me tapaient dans le front. Ma gérante venait de démissionner de son emploi, et la direction jugea bon de me proposer son poste. Au moment d’officialiser le tout, un directeur des opérations descendit du siège social pour me demander de chiffrer le salaire qui me conviendrait. Comme ce fut mon premier poste-cadre, et que je voulus faire bonne impression (en fait, je n’avais aucune espèce d’idée comment répondre), je lui demandai le salaire et les bénéfices de celle que je remplaçais, ce qui me fut accordé sur-le-champ.

J’ai donc endossé le complet traditionnel d’un homme d’affaires, j’ai accepté les cartes professionnelles qu’on me tendit, et j’ai dû afficher le plus beau sourire du centre commercial où se situait le commerce qui devint pratiquement «le mien». Je fus le gérant le plus jeune de l’histoire de l’entreprise, et depuis ma nomination, on m’appelait «Monsieur…», et j’admets que ça me faisait un velours. Seuls les employés m’ayant connu comme préposé m’appelaient par mon petit nom…

Au bout de quelques mois, le directeur des opérations est venu faire son tour pour s’assurer que tout allait comme il se doit, et il m’annonça sa mutation à une autre division. Il m’invita au resto, et sachant qu’on ne se reverrait plus, le jus de Bacchus coulait librement. Durant la conversation qui suivit le repas, il me fixa les yeux, et m’avoua que si j’avais demandé le double du salaire, je l’aurais obtenu.

Il attendit ma réaction, et en voyant qu’elle se limita à un froncement de sourcils, il poursuivit en m’expliquant que je m’étais vendu à bon marché; que je valais plus que ce que je lui avais demandé lors de ma promotion, expliquant du même coup qu’il ne pouvait, à regret, revenir en arrière! Cependant, il m’accorda une augmentation de douze pour cent, un titre de directeur de succursale, et il m’encouragea à négocier plus sérieusement avec son successeur. Son conseil n’entra pas dans l’oreille d’un sourd…

J'ai la solution...

Trois années plus tard, je gagnais trois fois mon salaire de départ, et je jouissais d’un portefeuille d’avantages sociaux enviables, incluant une bonification me permettant de poursuivre, aux frais de l’entreprise, des études professionnelles dans le cadre d’un projet pilote. J’avais saisi l’occasion qu’on m’offrit, me méritant au passage la confiance de mes patrons.

Comme le siège social fut situé à Toronto, on m’offrit un voyage mensuel à Toronto par avion aux frais de l’entreprise pour me permettre d’assister aux réunions budgétaires mensuelles. On me miroitait alors un poste de supervision, mais même si l’ensemble des avantages liés à mon emploi dépassaient ceux de mes amis, j’avais une lourdeur au ventre. Je ne pouvais mettre mes idées à exécution sans leur approbation, et je commençai à me sentir étouffer par les contraintes de la bureaucratie.

C’est alors que j’ai réalisé qu’un titre, dans le contexte de l’emploi que j’occupais, n’était qu’une glorification attribuée à l’employé désigné comme «tampon» entre tous les joueurs (quiconque porte un titre reconnaitra le rôle véritable du responsable). Malgré un pouvoir d’embauche et de congédiement, je devais néanmoins adhérer strictement aux politiques et procédures de l’entreprise. La vingtaine ne me consentit pas comme vertue la patience requise pour renverser la vapeur du navire. J’ai préféré changer de cap…

Une nouvelle direction, et un nouveau défi

J’acceptai une diminution de salaire importante, et un retour à des conditions de travail peu enviables, mais le nouveau défi me fit vibrer. Au bout de trois années, je retrouvai l’équivalent du traitement que j’avais abandonné, et ma carrière reprit son envol, me permettant d’atteindre plusieurs objectifs.

Sans le titre, j’étais devenu le véritable «maestro» de mon destin. En rétrospective, le changement de cap à ce stade fut un bon pari dans le contexte de l’atteinte de mes objectifs, et je n’ai pas regretté mon choix…

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La gaffe, et la solution…

La gaffe, si elle existe, est d’attendre des conditions dites «parfaites» avant d’agir, ce que j’attribue à l’inexpérience et la vivacité de la jeunesse. Pour la majorité d’entre nous, les conditions parfaites n’existent que dans notre imaginaire. Elles ne se matérialiseront qu’une fois notre décision prise, et que nous larguons les amarres. Il s’agit d’un des plus beaux défis à relever, à condition de ne pas se tromper. Paradoxalement, c’est souvent la crainte de se tromper qui amarre nos pieds au sol, empêchant notre envol…

La solution, quant à moi, est de neutraliser l’inertie, quitte à échouer sur un banc de sable. La jeunesse nous offre comme cadeau du temps pour apprendre, pour apprivoiser et se tromper, mais il est éphémère, celui-là! Il faut donc larguer ses préjugés, sortir de sa zone de confort et tester l’abstrait dans le réel. La vie est trop courte pour être gaspillée à vivre le rêve d’un autre, quel qu’il soit.

Je ne vous suggère aucune direction particulière, car chacun de nous est unique. La voie à suivre pour réaliser son épanouissement personnel ou professionnel dépend d’une multitude de facteurs divers. Je vous encourage plutôt à écouter vos tripes. Quand ses cris vous garderont éveillé la nuit, et que la seule pensée de la suite vous fait vibrer, la voie à suivre se tracera devant vous. Vous n’aurez qu’à emboîter le pas, car votre choix sera clair.

Mot de la fin…

J’ai choisi la voie du maestro, la préférant à celle du gérant glorifié, même si les récompenses salariales et les conditions de travail me semblaient peu intéressantes au départ. Le prix à payer fut élevé, mais j’ai réalisé que ce qu’on regrette le plus à la fin de nos vies, c’est les projets oubliés sur une tablette anonyme, et non les revers essuyés en poursuivant ses rêves…

Merci de m’avoir lu. Je vous souhaite une bonne réflexion, et une bonne vie!

Michel A. Di Iorio, fondateur de LA COULISSE

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J’ai hâte de vous lire…

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Je vous souhaite une bonne réflexion, des affaires prospères, et une abondance de poussières de bonheur!

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Michel A. Di Iorio
Rédacteur en chef et fondateur de 
LA COULISSE
Rédaction et publicité : 514.994.0967
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À propos de l'auteur...

Fondateur et rédacteur en chef de LA COULISSE

MICHEL A. DI IORIO, fondateur et rédacteur en chef de « LA COULISSE » a troqué, au tournant du siècle dernier, la vie publique et la notoriété pour exercer une carrière moins flamboyante, bien qu'aussi satisfaisante. À ces fins, et comme véhicule, il a fondé « LES MOTS JUSTES », d’où il exerce depuis lors la profession d'artisan des mots et traducteur. Il répond (par télétravail) aux besoins de sa clientèle; petits et plus gros... riches et moins riches... publics et privés. Il écrit et traduit pour ceux qui ne savent pas comment, qui ne peuvent pas, qui n’ont pas le temps ou qui ne sont tout simplement pas de très bons rédacteurs, laissant ses clients libres de poursuivre leurs activités principales.

 

Plus de 30 années à œuvrer dans les arènes politiques, commerciales et privées ont contribué au perfectionnement de ses compétences, faisant de lui un communicateur respecté, dont les avis et les conseils sont recherchés. Dix-sept de ces années furent consacrées aux services d’urgence, toutes branches confondues. Une plume fertile et le désir de redonner lui ont valu un siège au sein d’un nombre de comités de sélection de projets et de conseils d’administration d’associations régionales et de chambres de commerce. Ces opportunités, combinées à la notoriété acquise comme spécialiste de la communication en politique provinciale, ont contribué à paver le parcours menant à sa vocation d’écrivain public et traducteur. Ses compétences continuent de commander l’admiration et le respect de ses pairs.

 

Un visionnaire de la communication, Michel s’est adapté au marché évolutif à l'aube du nouveau millénaire en offrant un ensemble de services en communication, conçu pour les petites et moyennes entreprises, en misant sur une approche personnalisée, et le respect absolu des dates de tombée.

 

Il greffa à son offre un service d’hébergement Web géré, ainsi que les services connexes afin de mieux servir une clientèle évolutive, à la recherche de solutions clé en main facilement accessibles.

 

Depuis 2013, il rédige et publie le magazine « LA COULISSE » (lacoulisse.ca), qui offre un topo sur l'entrepreneur québécois du nouveau millénaire, ainsi qu'une vitrine sur les entrepreneurs obscurs qui n'ont pas pignon sur rue.

 

Il comprend parfaitement les enjeux politiques et les défis linguistiques associés aux affaires dans sa province natale, ainsi que dans le reste du Canada.

 

Pour « LES MOTS JUSTES », il n’y a tout simplement pas de meilleur choix!

 

Services : Conception-rédaction / traduction / révision de texte / réécriture (français / anglais / français), Services Web.

 

Michel possède une solide expérience de la communication commerciale, des services d’urgence et de la politique. Originaire du Québec, il maitrise les deux langues officielles du Canada avec autant de flair.

 

Que ce soit au Québec, en Amérique du Nord, ou ailleurs dans le monde, « LES MOTS JUSTES » de Michel A. Di Iorio seront à votre service pour véhiculer votre message...

 

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