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Les pourboires…

par   /   12 novembre 2014  /   Aucun commentaire

« Le client a toujours raison… aussi longtemps qu’il paie et donne des pourboires. » Gérard Bessette (1920 – 2005)

CHRONIQUE « LES COULIS DE SAGESSES »

Les pourboires…

Qui n’a pas été confronté au choix d’un montant approprié à offrir comme pourboire à un pourvoyeur de service, comme la serveuse au restaurant, le portier de l’hôtel ou d’une boîte de nuit, le chasseur, la femme de chambre, le concierge, le chauffeur de taxi et combien d’autres (il y en a tellement)? Ceux qui ont voyagé savent combien ces coutumes peuvent varier selon le type de service, l’endroit où le service est rendu, et la qualité dudit service. Alors, qui en récolte le véritable bénéfice en fin de compte?

La fondatrice du service d’étiquette Beaux Gestes, et spécialiste de l’étiquette des affaires et de l’étiquette à table, Louise Masson souligne que le rituel du pourboire a pris des proportions si extravagantes qu’elle n’hésite pas à clamer qu’un pourboire n’est jamais un acquis : « Si vous voulez en avoir, il faut les mériter! »

Un peu d’histoire

Wikipédia nous explique que le mot « pourboire » vient de l’agglutination des mots « pour » et « boire ». À l’origine, cette gratification permettait à la personne qui la recevait de se payer à boire. Dans ses intentions, le pourboire sert d’appoint qu’on offre comme gratification à la personne qui nous rend un service quelconque. Dans les faits, il s’agit d’un geste imbu d’un profond malaise, surtout lorsque la qualité du service obtenu laisse à désirer, et que la politesse minimale manque au rendez-vous.

Plusieurs membres de ma famille ont gagné leur croûte dans les domaines de l’hôtellerie, des salles de réception, des boîtes de nuit et de la restauration, alors les gratifications nous connaissent. Le soir venu, mes parents comptaient chacun leurs pourboires (deux pièces à la fois) sur la table de cuisine. Je nous croyais riches, une illusion nourrie par les quelques sous noirs qu’on m’offrait pour me distraire le temps d’accomplir ce rituel quotidien. La réalité était toute autre à l’époque de mon enfance, car mes parents travaillaient très fort pour garnir notre table convenablement à l’heure du souper.

Adulte, je mangeais souvent dans les restaurants populaires, et lorsque les affaires le dictaient, je me délectais dans les restaurants haut de gamme. Comme vous, j’ai parfois été tenté de laisser un pourboire qui reflétait mon degré d’insatisfaction, car j’avais été mal servi; la bouffe était trop froide ou l’attente devenait interminable avant d’être servi. Dans ces circonstances, le service était parfois dépourvu d’étiquette, de politesse et de sourires. Les iniquités du service aux tables et l’insatisfaction générale des gens chargés de nous servir ont donc contribué à façonner mon point de vue, que j’expose ci-dessous.

Mon raisonnement

Avez-vous déjà comparé le service en hôtellerie avec le service offert par les employés de certaines chaînes de restauration? Juste à titre d’exemple, pour un repas de cinquante dollars, et on s’entend pour dire qu’on pourrait se préparer un repas comparable à la maison pour environ la moitié de ce prix, sinon moins, Revenu Québec exige un supplément de 5 $ en taxe de vente, et la serveuse s’attend à un pourboire d’au moins 7,50 $, pour un total de 62,50 $. Si le service est acceptable, personne n’en fait un plat, on paye et on s’en va, n’est-ce pas? Mais, qu’advient-il lorsque le service est pourri?

Je ne suis pas seul à préférer payer un peu plus cher (genre 15, voire 20 % de plus, à la rigueur) pour un repas bien servi par un élève ou un diplômé d’une école de l’hôtellerie, par exemple, plutôt que de verser un pourboire injustifié à une hôtesse ou serveuse malengueulée, ou à un chauffeur qui préfèrerait qu’on le laisse dormir plutôt que de bien servir son client. Si je décide d’aller manger un repas dans un établissement quelconque, le total à payer ne me cause pas de soucis, mais je m’attends à être bien servi, sourire inclus. Sans ce minimum de courtoisie, je serais mieux de manger à la maison… non?

Il ne s’agit pas d’économiser des sous sur le dos d’honnêtes travailleurs, mais de relever la barre de façon à ce que les gens œuvrant dans ces domaines le fassent par vocation au lieu de pratiquer ce métier de façon temporaire, entre deux emplois plus intéressants. J’accueille, je reconnais et j’accepte volontiers le principe de payer à leur juste valeur les services rendus, mais admettons que cette qualité varie du tout au tout dans le domaine de la restauration.

Revenu Québec fait une distinction entre les établissements de restauration rapide et les établissements de qualité supérieure, allouant pour les habitudes de consommation du public, et c’est justifiable puisque ces employés ne reçoivent généralement pas de pourboires.

Pour les établissements haut de gamme, je crois que le public payeur devrait faire connaître son point de vue aux employeurs afin qu’ils amorcent un virage sérieux au niveau du service offert. Le salaire brut versé aux personnel professionnel devrait être revu à la hausse, certes, mais en contrepartie, les prix demandés aux clients reflèteraient les qualifications du personnel, et le niveau de service offert, éliminant le besoin de « tipper ». Ce n’est pas, à mon avis, au client d’assumer, de façon aléatoire, le manque à gagner de l’employé en jugeant de ce qu’il mérite ou non. C’est à l’employeur d’embaucher un personnel professionnel, et de les rémunérer avec un salaire décent; un coût additionnel refilé au client, bien sûr.

Critères pour déterminer le statut d’un travailleur

Juste pour remettre les pendules à l’heure, et contrairement à ce qu’en pensent certains, les serveuses de restaurant ne sont pas des travailleurs autonomes, tels que définis par le service du fisc. Pour déterminer le statut d’un travailleur, Revenu Québec tient compte du degré de subordination existant entre le travailleur et son client ou son employeur.

Travailleur autonome

Selon Revenu Québec, vous êtes considéré comme un travailleur autonome si vous avez le libre choix des moyens d’exécution d’un contrat et qu’il n’y a aucun lien de subordination entre vous et votre client, ce qui n’est pas le cas des serveuses.

Salarié

De l’autre côté, vous êtes considéré comme un salarié si, dans un contrat écrit ou verbal, vous vous engagez à effectuer un travail sous la direction ou le contrôle d’un employeur pour un temps limité, moyennant rémunération.

Critères

Six critères permettent de déterminer votre statut de travailleur :

  1. la subordination effective dans le travail;
  2. le critère économique ou financier;
  3. la propriété des outils;
  4. l’intégration des travaux effectués;
  5. le résultat particulier du travail;
  6. l’attitude des parties quant à leur relation d’affaires.

Conclusion

Dans les faits, les « employés » à pourboire du domaine de la restauration reçoivent un salaire inférieur au salaire minimum, se fiant sur la générosité sinon la gêne des clients pour compenser leur manque à gagner. Pour ma part, je préfère que le prix total demandé inclue ce manque à gagner, à la condition que je sois bien servi.

Les employés dont le salaire dépend de la générosité du client ne connaissent pas tous la même chance, et il y a des iniquités, tant pour eux que pour le client. Je crois qu’il aurait lieu de revoir les critères d’embauche, les critères de performance attendue, et le mode de rémunération offert par certains établissements.

Si le client a le droit d’être bien servi en tant que payeur, il en va de soi que l’employé devrait être bien rémunéré pour son service, surtout s’il possède les qualifications du poste qu’il occupe. Dollar pour dollar, les trois (le client, l’employé, et le pourvoyeur de service) en sortiraient gagnants…

Qu’en dites-vous? 

(Vous pouvez nous faire part de votre point de vue via le formulaire au bas du texte.)

Michel A. Di Iorio, fondateur de LA COULISSE

Sources et références

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À propos de l'auteur...

Fondateur et rédacteur en chef de LA COULISSE

MICHEL A. DI IORIO, fondateur et rédacteur en chef de « LA COULISSE » a troqué, au tournant du siècle dernier, la vie publique et la notoriété pour exercer une carrière moins flamboyante, bien qu'aussi satisfaisante. À ces fins, et comme véhicule, il a fondé « LES MOTS JUSTES », d’où il exerce depuis lors la profession d'artisan des mots et traducteur. Il répond (par télétravail) aux besoins de sa clientèle; petits et plus gros... riches et moins riches... publics et privés. Il écrit et traduit pour ceux qui ne savent pas comment, qui ne peuvent pas, qui n’ont pas le temps ou qui ne sont tout simplement pas de très bons rédacteurs, laissant ses clients libres de poursuivre leurs activités principales.

 

Plus de 30 années à œuvrer dans les arènes politiques, commerciales et privées ont contribué au perfectionnement de ses compétences, faisant de lui un communicateur respecté, dont les avis et les conseils sont recherchés. Dix-sept de ces années furent consacrées aux services d’urgence, toutes branches confondues. Une plume fertile et le désir de redonner lui ont valu un siège au sein d’un nombre de comités de sélection de projets et de conseils d’administration d’associations régionales et de chambres de commerce. Ces opportunités, combinées à la notoriété acquise comme spécialiste de la communication en politique provinciale, ont contribué à paver le parcours menant à sa vocation d’écrivain public et traducteur. Ses compétences continuent de commander l’admiration et le respect de ses pairs.

 

Un visionnaire de la communication, Michel s’est adapté au marché évolutif à l'aube du nouveau millénaire en offrant un ensemble de services en communication, conçu pour les petites et moyennes entreprises, en misant sur une approche personnalisée, et le respect absolu des dates de tombée.

 

Il greffa à son offre un service d’hébergement Web géré, ainsi que les services connexes afin de mieux servir une clientèle évolutive, à la recherche de solutions clé en main facilement accessibles.

 

Depuis 2013, il rédige et publie le magazine « LA COULISSE » (lacoulisse.ca), qui offre un topo sur l'entrepreneur québécois du nouveau millénaire, ainsi qu'une vitrine sur les entrepreneurs obscurs qui n'ont pas pignon sur rue.

 

Il comprend parfaitement les enjeux politiques et les défis linguistiques associés aux affaires dans sa province natale, ainsi que dans le reste du Canada.

 

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Services : Conception-rédaction / traduction / révision de texte / réécriture (français / anglais / français), Services Web.

 

Michel possède une solide expérience de la communication commerciale, des services d’urgence et de la politique. Originaire du Québec, il maitrise les deux langues officielles du Canada avec autant de flair.

 

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