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Les mortes-saisons…

par   /   8 janvier 2014  /   Aucun commentaire

« Les mortes-saisons sont arrivées, alors, que faire? Se croiser les bras et se morfondre? Pas question! C’est le moment de se retrousser les manches pour foncer dans le tas! » – LA COULISSE

CHRONIQUE – COULIS de SAGESSES

Les mortes-saisons sont considérées comme les périodes de l’année où, dans certaines professions, on a moins de travail ou de débit qu’à l’ordinaire. Pour plusieurs, cette période commence en janvier, à la suite des festivités de Noël et du Nouvel An. Les consommateurs sont assiégés par l’arrivée imminente de comptes gonflés, immédiatement suivie de la période des impôts, quand ce n’est pas l’apathie des kilos pris durant la période des Fêtes qui freine l’économie.

Qu’elles se retrouvent en février ou en juillet, les mortes-saisons sont déprimantes pour quiconque signe son propre chèque de paie, à moins que la saison forte vous ait livré les dividendes anticipés. Comme on est loin des années 70-80 quand les affaires tournaient plus rondement, les dividendes des saisons fortes sont moins enviables que par le passé pour cette nouvelle génération d’entrepreneurs et de travailleurs autonomes. Pour cette raison et d’autres, il vaut mieux prévenir pour éviter une guérison difficile; mais à quel prix?

Nous avons tous été témoins de la transformation (du morphage) des magasins de grande surface, faisant de nos artisans spécialistes d’autrefois que de vulgaires généralistes de la vente au détail. Le morphage est parfois si important que le public doit même ajuster ses habitudes de consommation.

Prenons l’exemple des épiceries transformées en magasins-entrepôts du genre Hypermarché ou Costco; on y trouve aussi bien des produits pharmaceutiques, de la quincaillerie, des jouets et des vélos que des produits textiles, etc. Les pharmacies ont adopté comme allure celui des magasins généraux d’autrefois, se transformant quasiment en dépanneurs pour stimuler l’achalandage sur leurs planchers. Les spécialistes de l’électronique ont emboîté le pas, troquant leur créneau spécialisé pour des électros ménagers, des meubles et des garanties prolongées. Plusieurs de nos artisans spécialistes de l’ameublement sont devenus des distributeurs de systèmes de cinéma-maison, et pour arriver à se concurrencer, la qualité fait place à l’importation… c’est le monde à l’envers, mais ça ne s’arrête pas là!

À quelques exceptions près, les professionnels multiplient leurs sources de revenus pour remplir leurs agendas de rendez-vous. Prenez les médecins, par exemple; ils sont tellement surchargés à soigner des indigestions, des infarctus et des cancers opportunistes qu’il ne leur reste plus de temps pour le côté humain. Si vous demeurez au Québec, et que vous avez eu à passer des heures, sinon des jours à attendre pour consulter un médecin… vous savez de quoi je parle.

Profitant du vide occasionné, les pharmaciens offrent maintenant des consultations privées (utile, certes… vu la pénurie de médecins). Et quoique certains professionnels portent plus d’un chapeau, leurs activités parallèles, pour la plupart, se chevauchent; comme les avocats qui trempent dans l’immobilier, ou qui assument le rôle d’arbitre/conseiller matrimonial. On voit des notaires agir comme des agents d’immeubles, des prêteurs ou des intermédiaires entre les intéressés, en plus d’assumer leurs devoirs professionnels envers tout ce beau monde. Les agents d’immeubles, quant à eux, agissent comme intermédiaires entre l’acquéreur, le vendeur  et le prêteur, quand ils n’assument pas carrément le rôle de courtier hypothécaire pour favoriser une transaction aux limites de l’acceptable.

Est-ce nouveau chez nous? Bien sûr que non. Ces doubles rôles existent et se pratiquent parallèlement depuis plusieurs années, mais on dirait que je les remarque plus en vieillissant.

Nos politiciens n’échappent pas au méli-mélo de la coiffe des mortes-saisons, portant tour à tour plus d’un couvre-chef. Certains étaient ou deviennent des élèves, journalistes, auteurs, conférenciers, avocats, artistes et comédiens… voire même des humoristes; c’est le monde à l’envers, coiffé par l’opportunité!

Les nouvelles technologies, quant à elles, devaient simplifier la vie de tous les jours. C’est comme ça qu’ils nous les présentaient. Quiconque porte un tour de taille avoisinant mon âge sait combien de temps ça prend pour remplir une prescription ou pour voir un médecin en comparaison de nos jeunes années. Il fut un temps, je vous assure, que ça ne se passait pas de même! Le monde s’acharne tellement à rentabiliser les mortes-saisons via un petit tour de passe-passe, soit le morphage, que nous sommes devenus une société de consommation généralisée, sans allégeance véritable, sans convictions profondes et sans valeurs, car nous avons troqué l’individualité qui nous distinguait des autres. Dorénavant, nous faisons tous partie de la même soupe, épicée des différences culturelles de nos immigrants et surtaxée comme jamais auparavant… c’est le monde à l’envers, et ça me pue au nez!

Au lieu de porter l’étiquette « à tout-faire » estampée dans le front, pourquoi ne pas faire un effort pour retrouver la volonté d’exceller dans nos professions respectives, dans nos métiers et dans les arts? Nous retrouverions ainsi la fierté qui nous distinguait de nos voisins… et peut-être que nous reprendrions la place qui nous revient de droit; celle d’être maîtres chez soi, en soi et pour soi; desservis par nos politiciens, et non assujettis par eux.

Redevenons les artisans, les ouvriers, les hommes de métier, les professionnels et les artistes qui faisaient de nous un peuple fier, un peuple travaillant et un peuple accompli!

Saisissons les rennes de notre avenir… c’est tout ce qui nous reste!

Des chiffres qui font réfléchir…

Seulement 5 % des travailleurs connaitront le succès au terme de leur carrière, les autres se contenteront d’un sort moins attrayant. Quatre sur cinq adultes doivent composer soit avec le chômage et la quasi-pauvreté, ou pire s’ils sont réduits à devoir se fier sur le bien-être social.

Voici les faits :

Prenez 100 travailleurs au hasard. Au terme d’une carrière répartie sur une quarantaine d’années, le service américain de la sécurité sociale nous apprend que :

  • Un travailleur sera devenu riche
  • 4 seront financièrement sécurisés
  • 5 continueront de travailler ; non par désir, mais par nécessité
  • 36 seront morts
  • 54 seront complètement fauchés, ne pouvant s’offrir qu’un niveau de vie minimal en vivant sur le bras de l’État, grâce à la générosité de parents ou d’amis, ou à l’aide d’un organisme de charité.
  • Seulement 5 % des travailleurs connaitront une retraite dorée
  • 95 % (la grande majorité) des travailleurs connaitront l’échec au terme de leur vie productive.

De quel bord de l’équation serez-vous lors de votre retraite? 

À la nouvelle génération d’entrepreneurs et de travailleurs autonomes je souhaite la sagesse, la témérité et la persistance pour mener vos rêves à bon port dans un esprit de service à autrui! À la vieille garde je souhaite un temps de réflexion afin de léguer un avenir plus prometteur à nos descendants.

Bonne Année 2014 à nous tous!

Michel A. Di Iorio, fondateur de LA COULISSE

Sources et références

* Pour les besoins du présent billet, les chiffres avancés sont tirés des derniers statistiques américains, tels que publiés récemment. Bien que les statistiques québécoises offrent peut-être une légère variation avec celles de nos voisins, nos destins économiques sont intimement liés les uns aux autres.

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À propos de l'auteur...

Fondateur et rédacteur en chef de LA COULISSE

MICHEL A. DI IORIO, fondateur et rédacteur en chef de « LA COULISSE » a troqué, au tournant du siècle dernier, la vie publique et la notoriété pour exercer une carrière moins flamboyante, bien qu'aussi satisfaisante. À ces fins, et comme véhicule, il a fondé « LES MOTS JUSTES », d’où il exerce depuis lors la profession d'artisan des mots et traducteur. Il répond (par télétravail) aux besoins de sa clientèle; petits et plus gros... riches et moins riches... publics et privés. Il écrit et traduit pour ceux qui ne savent pas comment, qui ne peuvent pas, qui n’ont pas le temps ou qui ne sont tout simplement pas de très bons rédacteurs, laissant ses clients libres de poursuivre leurs activités principales.

 

Plus de 30 années à œuvrer dans les arènes politiques, commerciales et privées ont contribué au perfectionnement de ses compétences, faisant de lui un communicateur respecté, dont les avis et les conseils sont recherchés. Dix-sept de ces années furent consacrées aux services d’urgence, toutes branches confondues. Une plume fertile et le désir de redonner lui ont valu un siège au sein d’un nombre de comités de sélection de projets et de conseils d’administration d’associations régionales et de chambres de commerce. Ces opportunités, combinées à la notoriété acquise comme spécialiste de la communication en politique provinciale, ont contribué à paver le parcours menant à sa vocation d’écrivain public et traducteur. Ses compétences continuent de commander l’admiration et le respect de ses pairs.

 

Un visionnaire de la communication, Michel s’est adapté au marché évolutif à l'aube du nouveau millénaire en offrant un ensemble de services en communication, conçu pour les petites et moyennes entreprises, en misant sur une approche personnalisée, et le respect absolu des dates de tombée.

 

Il greffa à son offre un service d’hébergement Web géré, ainsi que les services connexes afin de mieux servir une clientèle évolutive, à la recherche de solutions clé en main facilement accessibles.

 

Depuis 2013, il rédige et publie le magazine « LA COULISSE » (lacoulisse.ca), qui offre un topo sur l'entrepreneur québécois du nouveau millénaire, ainsi qu'une vitrine sur les entrepreneurs obscurs qui n'ont pas pignon sur rue.

 

Il comprend parfaitement les enjeux politiques et les défis linguistiques associés aux affaires dans sa province natale, ainsi que dans le reste du Canada.

 

Pour « LES MOTS JUSTES », il n’y a tout simplement pas de meilleur choix!

 

Services : Conception-rédaction / traduction / révision de texte / réécriture (français / anglais / français), Services Web.

 

Michel possède une solide expérience de la communication commerciale, des services d’urgence et de la politique. Originaire du Québec, il maitrise les deux langues officielles du Canada avec autant de flair.

 

Que ce soit au Québec, en Amérique du Nord, ou ailleurs dans le monde, « LES MOTS JUSTES » de Michel A. Di Iorio seront à votre service pour véhiculer votre message...

 

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