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Le travailleur autonome (T/A) – qui est-il?

par   /   25 juin 2013  /   Commentaires fermés sur Le travailleur autonome (T/A) – qui est-il?

Magazine LA COULISSE

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Le travailleur autonome (T/A) – qui est-il?

CHRONIQUE – MISSION de LA COULISSE

Tout d’abord, l’artisan qui porte la coiffe du travailleur autonome exerce son métier ou sa profession pour son propre compte, et sous sa propre responsabilité. Il n’entretient pas de lien de subordination avec un employeur, ce qui le distingue de l’employé qui en dépend. Le T/A loue/vend son travail (son temps/expertise) contre un prix/tarif convenu entre les parties. Comme son travail n’est pas réalisé sous la direction ou le contrôle d’un employeur, il peut aussi être désigné comme un entrepreneur indépendant ou un prestataire de services.

Alors, qui est-il?

Il s’agit principalement d’une personne autonome, habituellement solitaire mais extraverti, et très motivé. Ses principaux facteurs de motivation sont :

  • Le besoin de se réaliser
  • Le besoin d’exercer une influence
  • Le besoin d’autonomie

Parmi ses traits de caractère, nous retrouvons :

  • La persévérance
  • La confiance en soi
  • La créativité
  • La tolérance à l’ambiguité
  • Une attitude positive, surtout vis-à-vis de l’échec
  • Le pragmatisme – ce sont des gens d’action

Le Ministère du Revenu le définit autrement. Afin d’être considéré comme un T/A, le travailleur doit satisfaire, entre autres, à ces six critères de base :

  • il contrôle son travail;
  • il fournit ses propres outils;
  • il encaisse personnellement les profits, et il subit personnellement les pertes qui découlent de sa charge, selon les modalités énumérées par son contrat de travail.
  • l’intégration des travaux effectués par le travailleur;
  • le résultat particulier du travail;
  • l’attitude des parties quant à leur relation d’affaires.

Pendant que la situation de l’emploi au Québec continue à se détériorer à un rythme vertigineux, plusieurs travailleurs se retournent vers une quelconque idée, naguère jugée loufoque et tablettée. On la retire de l’étagère ou du tiroir avec désinvolture. On l’époussète un peu, et on feuillette les pages de l’oubli pour réapprivoiser une idée farfelue; une idée qui réussit à alimenter une fringale éphémère pour la prospérité du succès entrepreneurial, bien que notre entourage l’avait trouvé si farfelue qu’on se résigna à l’abandonner aux oubliettes… jusqu’à maintenant!

Qu’en est-elle advenue? La situation a-t-elle changé au point de redorer le blason du gardien des oubliettes? La conjoncture économique sourit-elle maintenant aux idées farfelues d’antan? Possédait-elle un certain mérite après tout, malgré la réception frigorifiée de notre entourage devant l’idée novatrice qui nous animait?

Examinons ça de plus près, car bien des choses ont changé depuis lors… comme en témoignent les quelque 15 % de la population canadienne qui ont préféré le blason du travailleur autonome au dossard de l’employé, selon Statistique Canada. Ce pourcentage n’a cessé d’évoluer au cours des dernières décennies, en réaction aux employeurs ayant préféré un service de sous-traitance externe aux employés à l’interne pour combler leurs besoins en main-d’œuvre.

Et qui, des deux groupes, réussit à se démarquer de façon appréciable sur le plan des revenus; l’employé, ou le T/A? La réponse demeure quelque peu obscure, car si le T/A gagne légèrement plus de sous, il vieillit vraisemblablement moins bien que son vis-à-vis. Afin de s’offrir une rémunération comparable à celle de l’employé, il doit, entre autres, produire sensiblement la même quantité d’ouvrage que lui en moins de temps; sinon, il doit consacrer plus d’heures à son entreprise, car il peut passer jusqu’à 30 % de son temps à accomplir des tâches administratives, comme le suivi des dossiers, la facturation/la collection des comptes délinquants, et la représentation / production d’estimations.

À ce fardeau s’ajoute la réalité de l’insécurité financière, car les revenus peuvent fluctuer d’une année à l’autre. Il faut donc apprendre à budgétiser. De plus, le pigiste doit assumer les frais d’équipement, d’outillage et de technologie requise pour traiter avec les clients qui utilisent la technologie la plus récente, et qui ont des attentes sur votre professionnalisme. Ça veut dire que le T/A doit tenir ses compétences à jour, ou se recycler au besoin; souvent à ses propres frais.

Le T/A passe sous le radar du filet de protection sociale du salarié, car en plus de souffrir parfois, d’iniquité salariale, il n’a pas droit à l’assurance-emploi, réservée uniquement aux travailleurs qui se qualifient comme salariés aux termes de la loi. Les cotisations du salarié, versées avec celles de son employeur, lui confèrent le privilège de recevoir des prestations d’assurance-emploi, en cas de perte de son emploi, ainsi que d’autres bénéfices. D’autres lois lui donnent droit à des normes minimales de travail, et à la syndicalisation.

Plusieurs salariés jouissent également de la couverture offerte par une police d’assurance médicale ou d’invalidité complémentaire, ainsi que d’un régime de retraite, dont le coût est en partie assumé par l’employeur, sans oublier les prestations régulières d’assurance emploi en cas de perte d’emploi. Pour sa part, le T/A n’a accès à aucune de ces protections sociales. Il est tenu de verser, à la Régie des rentes du Québec, la cote part de l’employeur en plus de celle du salarié, et s’il désire s’offrir une protection en cas d’accident du travail ou de maladie professionnelle, il doit s’assurer lui-même auprès de la CSST, et verser la cotisation exigée. Il n’y a pas de cadeaux légués aux T/A par l’état. Le T/A ne peut donc pas se fier sur l’état si ça tourne mal, étant exclu des bénéfices du filet de protection sociale offert par l’état, à l’exception des prestations spéciales accordées aux travailleurs autonomes qui se qualifient et qui satisfont aux exigences sévères de Service Canada.

Le désir de réussite et la persévérance des travailleurs autonomes contribuent à les démarquer de la horde; les autres étant condamnés à la médiocrité. Certains pourraient croire, en lisant ces lignes, que je cherche à dissuader les gens de s’embarquer dans une telle aventure, mais ce n’est pas le cas. Je ne veux que souligner le grand courage de ces braves pionniers de l’entrepreneuriat, dont les efforts soutenus contribuent à améliorer le monde que nous lèguerons à nos descendants.

Pour reprendre le discours de Napoleon Hill, un journaliste/auteur renommé du siècle dernier, « TOUT SUCCÈS COMMENCE AVEC UNE IDÉE! Si vous êtes prêts à recevoir le secret, vous en possédez déjà une moitié. »

Et vous… avez-vous le profil d’un travailleur autonome (T/A)?

Michel A. Di Iorio, fondateur de LA COULISSE

Sources et références

Si vous connaissez quelqu’un qui a l’étoffe d’un travailleur autonome, il (elle) apprécierait que vous lui transmettiez le lien du Magazine LA COULISSE.

Aux amateurs de chasses aux trésors, j’ai inséré un lien sur une des pages du magazine pour télécharger gratuitement une copie numérisée de l’oeuvre de Napoleon Hill, “Réfléchissez et Devenez Riche”.

À qui la chance?

Notre mission est de vous offrir un regard privilégié sur les dessous obscurs du Québec entrepreneurial…

Votre mission, si vous décidez de l’accepter, consiste à identifier votre fil conducteur. Lorsque vous l’aurez identifié, vous n’aurez qu’à trouver la meilleure manière de le rentabiliser, et vous n’aurez plus à travailler du reste de votre vie…

https://lacoulisse.ca/le-fil-conducteur

À propos de l'auteur...

Fondateur et rédacteur en chef de LA COULISSE

MICHEL A. DI IORIO, fondateur et rédacteur en chef de « LA COULISSE » a troqué, au tournant du siècle dernier, la vie publique et la notoriété pour exercer une carrière moins flamboyante, bien qu'aussi satisfaisante. À ces fins, et comme véhicule, il a fondé « LES MOTS JUSTES », d’où il exerce depuis lors la profession d'artisan des mots et traducteur. Il répond (par télétravail) aux besoins de sa clientèle; petits et plus gros... riches et moins riches... publics et privés. Il écrit et traduit pour ceux qui ne savent pas comment, qui ne peuvent pas, qui n’ont pas le temps ou qui ne sont tout simplement pas de très bons rédacteurs, laissant ses clients libres de poursuivre leurs activités principales.

 

Plus de 30 années à œuvrer dans les arènes politiques, commerciales et privées ont contribué au perfectionnement de ses compétences, faisant de lui un communicateur respecté, dont les avis et les conseils sont recherchés. Dix-sept de ces années furent consacrées aux services d’urgence, toutes branches confondues. Une plume fertile et le désir de redonner lui ont valu un siège au sein d’un nombre de comités de sélection de projets et de conseils d’administration d’associations régionales et de chambres de commerce. Ces opportunités, combinées à la notoriété acquise comme spécialiste de la communication en politique provinciale, ont contribué à paver le parcours menant à sa vocation d’écrivain public et traducteur. Ses compétences continuent de commander l’admiration et le respect de ses pairs.

 

Un visionnaire de la communication, Michel s’est adapté au marché évolutif à l'aube du nouveau millénaire en offrant un ensemble de services en communication, conçu pour les petites et moyennes entreprises, en misant sur une approche personnalisée, et le respect absolu des dates de tombée.

 

Il greffa à son offre un service d’hébergement Web géré, ainsi que les services connexes afin de mieux servir une clientèle évolutive, à la recherche de solutions clé en main facilement accessibles.

 

Depuis 2013, il rédige et publie le magazine « LA COULISSE » (lacoulisse.ca), qui offre un topo sur l'entrepreneur québécois du nouveau millénaire, ainsi qu'une vitrine sur les entrepreneurs obscurs qui n'ont pas pignon sur rue.

 

Il comprend parfaitement les enjeux politiques et les défis linguistiques associés aux affaires dans sa province natale, ainsi que dans le reste du Canada.

 

Pour « LES MOTS JUSTES », il n’y a tout simplement pas de meilleur choix!

 

Services : Conception-rédaction / traduction / révision de texte / réécriture (français / anglais / français), Services Web.

 

Michel possède une solide expérience de la communication commerciale, des services d’urgence et de la politique. Originaire du Québec, il maitrise les deux langues officielles du Canada avec autant de flair.

 

Que ce soit au Québec, en Amérique du Nord, ou ailleurs dans le monde, « LES MOTS JUSTES » de Michel A. Di Iorio seront à votre service pour véhiculer votre message...

 

LES MOTS JUSTES - Nous changeons le monde... un mot à la fois!

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