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La clé dans la porte, faute d’employés compétents…

par   /   15 juillet 2015  /   Commentaires fermés sur La clé dans la porte, faute d’employés compétents…

La clé dans la porte, faute d'employés compétents...

La clé dans la porte, faute d’employés compétents…

Lettre reçue d’un membre

La clé dans la porte, faute d’employés compétents…

Un cri à l’aide…    

Bonjour M. Di Iorio,

Voici la situation du Centre de danse (nom retiré à la demande du client) :

Notre bail se termine le 30 août 2015. Nous venons de changer de propriétaire qui exige de je déménage ou sous-sol de l’édifice, et ce, au même prix qu’au premier étage, alors vous comprendrez que j’ai dit NON! Ça fait deux ans que je perds de l’argent avec l’école de danse. J’ai perdu cinq de mes profs (2 qui sont enceintes, une qui est tombée en amour avec un garçon de la métropole et qui ne reviendra plus dans le secteur, et deux autres qui vont fréquenter un CÉGEP dans d’autres régions, plus éloignées.)

Cela fait longtemps que je cherche des profs de danse. Je fais partie d’une association de professeurs de danse du Québec. J’ai déjà essayé de les attirer avec ma page Web, avec un panneau dans la vitrine de mon école et sur Facebook. Comme la région n’est pas véritablement connue pour ses danseurs, je cherche ailleurs depuis plus de trois ans, mais je me fais toujours répondre que c’est trop loin. Il n’y en a qu’un seul qui a accepté à condition que je lui verse un salaire de 35 $ l’heure… payé au noir! Écoutez, nous sommes dans les Basses-Laurentides, pas dans un grand centre urbain, et nous n’avons pas les moyens de payer un tel salaire. Bien que mes tarifs soient les moins chers des régions environnantes, les parents ne viennent plus suivre de cours depuis deux ans. Soit qu’ils ont perdu un emploi, les frais de garderie ont augmenté, le monde de la construction ne va pas bien, enfin, parce que les enseignantes que j’ai payées pour former sont parties à leur tour enseigner dans d’autres écoles, pour des municipalités, ou à leur propre compte.

Ma passion est la danse, mais il arrive un moment ou les embuches s’alignent les unes après les autres, et la passion se dissipe. De plus, j’aurai 65 ans en novembre prochain, et je me dis que si je ne peux profiter de la vie maintenant, quand pourrai-je le faire? Tant que tout allait bien, ça pouvait toujours aller, mais gérer le personnel de nos jours est une occupation pénible, et je crains avoir fait le tour.

J’ai même placé des annonces pour trouver d’autres profs, mais personne de compétent n’a encore répondu à l’appel, alors je songe à mettre fin à l’aventure dès la fin du mois d’août.

Qu’en pensez-vous?

(Nom du client retenu à sa demande), Propriétaire
Centre de danse (retenu à la demande du client)

Bonjour à vous, cher client.

En voilà une drôle de question…

En vous assurant que je ne prétends pas pouvoir me substituer à vous pour répondre à la question, je vais quand même vous offrir une réflexion basée sur mon expérience du monde des affaires, et vous serez libre d’en faire ce que vous croyez être le mieux dans votre situation.

Comme vous savez, je rédige un magazine hebdomadaire dédié aux entrepreneurs et aux travailleurs autonomes du Québec, dont l’objet premier est d’encourager la relève en faisant la promotion des entrepreneurs de demain (en échange d’un montant minime, mais raisonnable, bien sûr). Dans ce magazine je prêche, avec des exemples concrets à l’appui, les qualités requises pour aider les entrepreneurs et les travailleurs indépendants à mieux réussir, des qualités comme avoir une préparation adéquate, un bon jugement, de la persévérance, etc., et dans le pire des cas, à se relever, s’épousseter et recommencer. Je tiens pour acquis que ces gens veulent, plus que toute chose, exercer la profession qu’ils se sont choisie.

Parfois les cartes semblent mal tomber pour certains, alors je vais vous répondre comme ma femme me répond lorsqu’elle m’envoie au dépanneur acheter un billet de 6/49 (je rouspète toujours en donnant mon trois dollars en échange d’un billet). Elle me dit simplement ce qui suit : « si tu n’achètes pas de billet, tu peux être certain de ne rien gagner du tout, si ce n’est que d’économiser un petit trois piastres qui ne te servira à rien d’autre que de te payer un café et un journal! »

Comme je ne suis pas à la recherche active d’emploi, la logique de ce qu’elle dit me semble évidente, alors j’investis les trois dollars dans l’optique de remporter un jour un lot qui me convaincra qu’elle avait vu juste… elle mérite bien cette bonne nouvelle au moins une fois dans sa vie, je crois. Il ne faut jamais abandonner ses rêves, même les plus farfelus. Ce sont eux qui nous donnent le goût de persévérer.

Comme j’ai dit en début de réplique, je ne peux me substituer à vous dans votre démarche. Mais, si ce rêve vous tient à cœur au point de ne pouvoir envisager de passer ce qui reste de votre vie active au crochet d’un employeur ou en attente d’un chèque quelconque, vous ne devriez pas lâcher prise aussi facilement. Il s’agit d’une épreuve à passer, certes, mais si vous prenez un moment pour mieux organiser vos flûtes, vous allez sans doute trouver la solution à vos problèmes, et souffler une nouvelle vie à ce rêve qui vous anime depuis toujours — sinon, ça sera la fin de votre rêve, et l’acceptation obligatoire d’un sort que vous n’avez pas choisi… à moins de me tromper à votre sujet?

J’en connais d’autres qui ont traversé des épreuves difficiles. Certains ont lâché prise pour éviter de sombrer sous le poids des factures qui s’accumulaient, et d’autres ont poursuivi leur route. Ce que je peux vous dire est qu’ils ne sont pas tous heureux. Certains ont réussi à se relancer et ont rentabilisé leurs efforts, tandis que d’autres ont moins bien réussi, tirant les leçons qui en découlaient, car il y en a toujours, n’est-ce pas?

Avez-vous songé à utiliser les réseaux sociaux pour annoncer vos postes à combler? Savez-vous que les réseaux sociaux vous offrent la possibilité de seconder vos efforts Web en vous permettant de joindre une clientèle additionnelle. Linked-In vous offre la possibilité d’annoncer des emplois à combler sans frais, et Facebook vous permet d’annoncer les spéciaux de la saison. Vous pouvez y construire une page de groupe qui permettrait de garder le contact avec vos clients actuels, tandis que votre site Web vous servirait de brochure commerciale.

Votre décision vous appartient, tout comme les conséquences qui découleront de votre décision. Je ne prétends pas détenir la solution idéale pour chacun de mes clients, mais j’ai la conviction que celui qui persiste aura plus de chances de réussir que celui qui lâche prise. Sans vouloir paraître condescendant ni prétentieux, j’ai aussi connu des périodes creuses durant mon parcours, et les boîtes de Diner Kraft™ me connaissent, mais je ne lâche pas, car je ne me vois pas faire autre chose. Je ne suis peut-être pas riche en termes de sous, mais je fais ce qui me plaît, et ça me suffit. Certes, j’aimerais un jour être en position pour offrir des vacances de rêve à ma douce, mais je ne me sens pas encore prêt à abandonner ce qui me passionne pour le faire…

Enfin, et pour répondre à votre question, je crois qu’une profonde introspection s’impose pour déterminer s’il n’y a pas de solutions d’échange envisageables, comme la réduction de vos coûts et salaires, un loyer plus économique ou partagé, l’utilisation des réseaux sociaux pour maximiser la portée de votre invitation à venir en grand nombre pour pratiquer la danse selon votre vision. Je vous encourage à pratiquer cet exercice afin de déterminer jusqu’où votre rêve vous tient à cœur. Ce n’est qu’en répondant à cette question que vous saurez véritablement quel sentier emprunter.

Rassurez-vous que je vous transmettrai les demandes d’information reçues à la suite de la publication de cette lettre.

Si votre décision est prise, il ne me reste plus qu’à vous souhaiter un minimum de regrets. Sachez que c’est à vous de choisir votre destin… et dans tous les cas je vous souhaite la meilleure des chances de réussite.

Michel

Michel A. Di Iorio, rédacteur et fondateur
Magazine LA COULISSE
info@lacoulisse.ca
514.994.0967

http://about.me/diiorio

Michel A. Di Iorio, fondateur de LA COULISSE

Sources et références

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N.B. L’utilisation du genre masculin a été adoptée afin de faciliter la lecture et n’a aucune intention discriminatoire.

À propos de l'auteur...

Fondateur et rédacteur en chef de LA COULISSE

MICHEL A. DI IORIO, fondateur et rédacteur en chef de « LA COULISSE » a troqué, au tournant du siècle dernier, la vie publique et la notoriété pour exercer une carrière moins flamboyante, bien qu’aussi satisfaisante. À ces fins, et comme véhicule, il a fondé « LES MOTS JUSTES », d’où il exerce depuis lors la profession d’artisan des mots et traducteur. Il répond (par télétravail) aux besoins de sa clientèle; petits et plus gros… riches et moins riches… publics et privés. Il écrit et traduit pour ceux qui ne savent pas comment, qui ne peuvent pas, qui n’ont pas le temps ou qui ne sont tout simplement pas de très bons rédacteurs, laissant ses clients libres de poursuivre leurs activités principales.

 

Plus de 30 années à œuvrer dans les arènes politiques, commerciales et privées ont contribué au perfectionnement de ses compétences, faisant de lui un communicateur respecté, dont les avis et les conseils sont recherchés. Dix-sept de ces années furent consacrées aux services d’urgence, toutes branches confondues. Une plume fertile et le désir de redonner lui ont valu un siège au sein d’un nombre de comités de sélection de projets et de conseils d’administration d’associations régionales et de chambres de commerce. Ces opportunités, combinées à la notoriété acquise comme spécialiste de la communication en politique provinciale, ont contribué à paver le parcours menant à sa vocation d’écrivain public et traducteur. Ses compétences continuent de commander l’admiration et le respect de ses pairs.

 

Un visionnaire de la communication, Michel s’est adapté au marché évolutif à l’aube du nouveau millénaire en offrant un ensemble de services en communication, conçu pour les petites et moyennes entreprises, en misant sur une approche personnalisée, et le respect absolu des dates de tombée.

 

Il greffa à son offre un service d’hébergement Web géré, ainsi que les services connexes afin de mieux servir une clientèle évolutive, à la recherche de solutions clé en main facilement accessibles.

 

Depuis 2013, il rédige et publie le magazine « LA COULISSE » (lacoulisse.ca), qui offre un topo sur l’entrepreneur québécois du nouveau millénaire, ainsi qu’une vitrine sur les entrepreneurs obscurs qui n’ont pas pignon sur rue.

 

Il comprend parfaitement les enjeux politiques et les défis linguistiques associés aux affaires dans sa province natale, ainsi que dans le reste du Canada.

 

Pour « LES MOTS JUSTES », il n’y a tout simplement pas de meilleur choix!

 

Services : Conception-rédaction / traduction / révision de texte / réécriture (français / anglais / français), Services Web.

 

Michel possède une solide expérience de la communication commerciale, des services d’urgence et de la politique. Originaire du Québec, il maitrise les deux langues officielles du Canada avec autant de flair.

 

Que ce soit au Québec, en Amérique du Nord, ou ailleurs dans le monde, « LES MOTS JUSTES » de Michel A. Di Iorio seront à votre service pour véhiculer votre message…

 

LES MOTS JUSTES – Nous changeons le monde… un mot à la fois!

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