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Non, j’irai pas me trouver une job, bon!

par   /   6 mai 2015  /   Aucun commentaire

Job

« Non, j’irai pas me trouver une job, bon! »

Vous êtes en démarrage d’entreprise, depuis le temps que vous vous promettiez de goûter à la liberté! Fini les horaires de fous, la course de tortue dans le Pont-Tunnel, le Kraft Dinner auquel vous avez ajouté des légumes et du poulet en lanières pour vous donner bonne conscience!

À vous le choix de vous lever à 8 h, ou non; la disponibilité pour arriver à la garderie avant la fermeture; la sécurité morale de savoir que personne ne peut vous mettre à la porte, vous êtes le patron!

Vous avez sans doute lu ça quelque part : s’assumer comme entrepreneur implique trois étapes principales :

  • L’excitation : vous tenez le bon filon, vous avez le savoir-faire, l’enthousiasme et la détermination qu’il faut, rien ne peut vous arriver, autre que le succès!
  • Le retour sur terre : la lune de miel est finie. Ça fait maintenant trois mois que vous avez fait votre promotion sur Facebook, LinkedIn, Twitter; vous en avez parlé à tous vos amis, vous avez distribué les 1000 cartes d’affaires que vous aviez fait imprimer… rien ne se passe.
  • La décision : vous êtes à une croisée des chemins. Vous avez une décision à prendre : vous rectifiez le tir, car manifestement ce que vous avez fait auparavant n’a donné aucun résultat, ou vous fermez boutique en une tentative désespérée de sauver les meubles.

Tout ça vous semble familier? Rien de surprenant, c’est le lot de la majorité des nouveaux entrepreneurs ou travailleurs autonomes en démarrage. Que doit-on comprendre? D’autres sont passés au travers, pourquoi pas vous? Reprenons chacun des éléments qui précèdent :

L’excitation

Bien sûr, vous êtes excité, vos pieds ne touchent plus à terre à cause de la nouvelle perception que vous avez de vous-même : vous êtes un entrepreneur! Cette phase, aussi euphorisante qu’elle soit, apporte son lot de dangers auxquels peu échappent. Ceci est particulièrement vrai pour un employé salarié qui passe de ce statut à entrepreneur, sans transition. Cela peut être occasionné par une perte d’emploi, une démission, une incapacité à exercer le métier occupé jusque-là. C’est aussi vrai de ceux qui, après mûre réflexion, prennent la décision de travailler pour eux-mêmes plutôt que pour un autre. L’enthousiasme y est, la confiance y est, mais qu’en est-il de la préparation? Le fonds de roulement est-il constitué? L’étude de marché et l’évaluation du temps nécessaire pour dégager des profits ont-elles été faites? Il y a fort à parier qu’en plus d’une préparation inexistante, les questions essentielles sont restées sans réponse. C’est comme se lancer dans le vide sans parachute! Bien vite, l’excitation cède le pas au doute; c’est là qu’on « revient sur terre ».

Le retour sur terre

Ce doute qui s’est installé porte, justement, sur les questions essentielles mentionnées plus haut, mais pas de la bonne manière : le marché doit être saturé sinon ce ne serait pas si ardu; une semaine passe, puis un mois, puis trois, heureusement qu’il y a les prestations de chômage pour payer l’épicerie; le temps manque, les factures s’accumulent faute de revenus et les créanciers s’impatientent. Constat d’échec? « Ben voyons donc, absolument pas, c’est juste que… »

La famille s’en mêle, pas toujours ouvertement, bien sûr, mais parfois les regards sont interrogateurs, appuyés. Des soupirs exaspérés accueillent nos affirmations de réussite imminente, et ce, tellement souvent qu’on finit par ne plus en parler. Constat d’échec? Peut-être… La remise en question s’impose d’elle-même, une décision est à prendre.

La décision

Si notre cerveau était un ordinateur, froid et calculateur, analysant les situations et circonstances selon un algorithme précis, ce serait facile. Mais ce n’est pas le cas. La décision sera influencée non seulement par notre rationalité, mais aussi par nos sentiments, l’orgueil et l’estime de soi amochée se livrant une bataille épique.

Lectures positives, formations, conférences de motivation, tout converge vers la même conclusion : pour réussir en affaires, il faut persévérer! Cela veut-il dire pour autant qu’il faut cesser de manger à sa faim et mettre en péril la sécurité financière de notre famille? Pas du tout! Il y a plusieurs chemins vers le succès. L’un d’eux exige beaucoup d’humilité, il faut « piler sur son orgueil » et laisser dire nos détracteurs qui n’y verront qu’un recul : retourner en emploi pour repartir, mais de la bonne façon, cette fois. C’est connu : quand, de la prochaine vente dépend le paiement du loyer, le démarchage devient une manœuvre désespérée. C’est loin d’être optimal et pas du tout garant de succès!

« L’excitation », c’est bien. C’est d’ailleurs le combustible qu’il faut pour se lancer. Le « retour sur terre », quant à lui, doit être vu comme un bilan d’étape, le moment de rectifier ce qui doit l’être, prendre les bonnes habitudes et perdre les mauvaises, gagner en discipline, etc. Si, malgré ça, le manque de revenus devient invalidant, le retour en emploi (ne serait-ce qu’à temps partiel) est la « décision » à prendre pour l’instant. Il faut considérer ce « recul » comme une étape de plus à franchir avant l’atteinte de notre objectif d’entreprise. Vous êtes le patron de votre entreprise.

À ce titre, libre à vous de vendre des heures de service contre salaire pour constituer le fonds de roulement qui vous a tant manqué auparavant. Le retour en emploi peut et doit être un outil facilitant pour l’entreprise dont vous êtes le gestionnaire. Changez votre perspective et voyez cela non plus comme un échec, mais comme une stratégie gagnante!

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  Lyne Goulet

  Pour l’Amour des Mots (et des chiffres)
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Lyne Goulet

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