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Faisons-le…

par   /   23 août 2013  /   Aucun commentaire

 

Faisons-le...

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CHRONIQUE – LES COULIS de SAGESSES

À quand remonte la dernière fois que vous vous êtes permis de sortir de votre zone de confort pour profiter d’une opportunité? C’est tellement facile de rester coincé dans sa routine, surtout au travail (surtout si vous faites le même boulot depuis un certain temps). Hmm… un nouveau défi à relever pourrait peut-être vous aider à sortir de l’ornière de la complaisance.

On dit qu’à la fin de sa vie, ce que l’on regrette le plus ce sont les rêves délaissés; les gens, les projets et les choses négligés au profit de ce qu’on attend de nous en tant qu’enfant, parent, conjoint, employé/employeur et citoyen responsable. Au risque de froisser les plus terre-à-terre, les projets les plus téméraires se soldent parfois par les plus grands succès. L’envers, peut-être moins luisant de cette réalité, c’est que les plus cuisantes défaites s’y retrouvent également. Ce que ces deux réalités partagent en commun, c’est le fait d’avoir été tenté; quelqu’un quelque part a osé sortir des sentiers battus pour tenter quelque chose au risque de faillir… et au risque de froisser les plus terre-à-terre pour une deuxième fois dans ce même paragraphe, même la défaite possède une vertu; elle nous met en face de ce qui ne marche pas.

Le succès est certes agréable à vivre, mais il ne nous apprend strictement rien, si ce n’est qu’il est agréable d’avoir raison sur les incrédules. Tout comme les joutes sportives de préparation (les pratiques), les défaites, les insuccès et les faillites nous indiquent ce qu’il faut surmonter pour gagner, et ce qu’il faut éviter pour réussir. Il s’agit de mettre les choses en perspective pour mieux comprendre que l’échec n’est rien de plus qu’un premier jet, ou un brouillon du succès.

Lors d’un congrès d’affaires auquel j’ai assisté au Château Frontenac en 1976, un (plus) jeune conférencier avait soutenu que le Québec comptait alors le plus grand nombre de faillites de la Confédération. Il poursuivit en s’exclamant, « Mais, n’est-ce pas merveilleux, ça? Ça veut dire qu’il y a des québécois qui osent sortir des ornières, même au risque de faillir… sacrifice, les amis! » Il prononça « sacrifice » à l’anglaise, car pour lui, ça sonnait plus vrai lorsque prononcé ainsi! « On a peut-être le plus grand nombre de faillites de la Confédération, mais on est des grands gagnants aussi, parce qu’on sait quoi faire pour mieux réussir la prochaine fois! » Il se nommait Jean-Marc Chaput, et lors de cette conférence, il releva la barre pour des centaines de détaillants indépendants de l’industrie pétrolière.

William (Bill) Gates, le propriétaire et cofondateur de la Corporation Microsoft fut souvent accusé d’être opportuniste, et quoique ses prouesses en programmation font légende, sa fortune personnelle fût inspirée d’un sens inné des affaires qui lui permit de déceler des opportunités invisibles pour ses compétiteurs. Certes, il a saisi les opportunités qui se sont présentées à lui, mais il a pris des risques énormes pour arriver à contrôler jusque 85 % du marché informatique.

En 1984, Paul Allen, le cofondateur de Microsoft, a présenté un billet de magazine à Bill Gates au sujet du premier micro-ordinateur, soit l’Altair 8800, et y voyant une opportunité, ils ont tenté leur chance et ont appelé le fabricant. Ils lui ont dit qu’ils avaient écrit une version du langage de programmation pour l’Altair. Le fabricant leur demanda de venir en personne au Nouveau-Mexique pour lui en faire une présentation, alors Gates et Allen, qui n’avaient rien écrit du tout, se mirent à travailler d’arrache-pied au laboratoire informatique de l’Université Harvard pour développer un programme d’exploitation fonctionnel et présentable pour l’Altair 8800. En atterrissant à Albuquerque pour tester leur système d’exploitation sur l’Altair, ni l’un ni l’autre ne savait s’il fonctionnerait ou non, mais il a fonctionné. Ils ont tout misé sur l’opportunité, et le reste appartient à l’histoire.

« Faites ce que vous aimez. Se souvenir que vous allez mourir est le meilleur moyen que je connaisse pour éviter le piège de penser que vous avez quelque chose à perdre. Votre temps est limité, alors ne la gaspillez pas à vivre la vie de quelqu’un d’autre. Ne laissez pas le bruit des opinions des autres étouffer votre voix intérieure. Vendez des rêves, pas des produits. » Steve Jobs, cofondateur de la compagnie Apple.

Au terme d’une entrevue sur le sujet de la motivation, et plus précisément comment il réussit à générer et exécuter de nouvelles idées, l’entrepreneur milliardaire Richard Branson, propriétaire du groupe Virgin, dit toujours avoir un calepin de notes à porté de main pour noter ses observations sur ce qui le frustre au travail, où dans sa vie personnelle. Il se pose ensuite quelques questions d’usage sur les causes de cette frustration, comme :

  • Combien de temps est-ce que ça demande pour résoudre le problème?
  • Existe-t-il une meilleure façon de faire les choses?
  • Y a-t-il une raison pour laquelle ça n’a jamais été fait ainsi, etc.?

Si la réponse est « Parce qu’on a toujours fait ça comme ça, » il conseille de porter une attention particulière à la problématique, et de prendre des notes.

Voici cinq conseils offerts par Sir Richard pour connaître le succès : 

  1. Trouvez du bon monde, du monde fiable, honnête et productif.
  2. Rendez-vous compte que vos employés font l’entreprise.
  3. Faites ressortir le meilleur de votre monde. Soyez élogieux, et non critiqueur.
  4. Ne vous prenez pas trop au sérieux.
  5. Il résuma sa motivation personnelle avec éloquence en ces quelques mots, « Screw it, let’s do it! » (Allons-y, et faisons-le! — traduction vulgaire).

« À part les considérations commerciales, l’une des principales raisons pour lesquelles mes collègues et moi nous engageons dans quelque aventure que ce soit, c’est parce que nous trouvons le défi amusant. »

Les trois principes de base les plus importants du succès, selon Sir Richard, sont :

  1. La simplicité — le principe KISS (Keep It Simple Stupid). Les meilleures idées améliorent le quotidien des gens. Leurs promoteurs n’ont souvent qu’un plan simple, centré sur un produit ou service unique — suggéré par la frustration.
  2. La persistance — Il est rare de voir une première entreprise réussir. C’est la façon dont l’entrepreneur novice se relève d’un échec qui va le distinguer des autres. L’échec est l’un des secrets de la réussite. Les meilleures idées accouchent parfois sur les cendres d’une fermeture ou d’une faillite. Si vous êtes un entrepreneur et que votre première tentative de lancer une entreprise a connu un échec, alors bienvenue au club! Tous les hommes d’affaires prospères (ou presque) ont connu l’échec en cours de route. La résilience psychologique est une caractéristique importante de l’entrepreneur, car elle indique que l’entrepreneur résistera aux épreuves qu’il aura à subir.
  3. S’amuser — Si vous n’aimez pas la vie d’entrepreneur, vous faites fausse route. Si avez hâte de commencer votre journée de travail, c’est qu’elle vous stimule, et dans ce contexte, vous aurez plus de facilité à engendrer une atmosphère positive et innovante pour vous et vos collaborateurs, et votre entreprise prospérera.

Les résultats de ma recherche appuient ma conviction que le troisième énoncé est le fil conducteur entre les entrepreneurs à succès; des entrepreneurs de la trempe de Bill Gates et Paul Allen de Microsoft, Steve Jobs et Steve Wozniak de Apple, Sir Richard Branson du groupe Virgin, et notre Pierre Péladeau, fondateur de l’empire Québecor.

Un petit peu plus près de chez nous maintenant, un jeune camelot poursuivit une carrière comme éditeur en 1950, en faisant l’acquisition d’un hebdomadaire diffusé dans le quartier montréalais de Rosemont, pour laquelle il dut emprunter 1 500 $ de sa mère. En 1964, ce même promoteur profita d’un conflit de travail qui paralysa le journal La Presse pour lancer un nouveau quotidien inspiré de la presse populaire britannique, en format tabloïd, qu’il nomma le Journal de Montréal. Son concept reposait sur les quatre S : Sexe, Sang, Sport et Spectacles, et il connut un succès important. Il recruta des journalistes de renom, dont certains étaient en chômage, comme René Lévesque, tandis qu’il en attira d’autres de sa compétition. Trois années plus tard, il renouvela l’expérience en fondant, sur ces mêmes principes, Le Journal de Québec, et le reste appartient au patrimoine québécois.

Il s’agissait, bien sûr, de Pierre Péladeau, père de Pierre-Karl Péladeau, et fondateur de l’empire Québecor, dont le patois commun était « clisse ». Comme les autres, il était un opportuniste qui savait reconnaitre une bonne affaire, mais il était aussi un grand humaniste. Pierre Péladeau disait que lorsqu’on a reçu beaucoup de la vie, il faut redistribuer autour de soi. Ce grand principe fait toujours partie de la culture d’entreprise de Québecor.

Le fil conducteur, pour moi, est de faire ce que l’on aime, et de ne jamais abandonner son rêve, car c’est quand l’on cesse de rêver que l’on meurt.

« Il existe bien des maitres à penser, toutefois on ne devient pas sage en suivant leurs traces, mais bien en découvrant sa propre route. » — Loïc Pitre

Michel A. Di Iorio, fondateur de LA COULISSE

Sources :

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À propos de l'auteur...

Fondateur et rédacteur en chef de LA COULISSE

MICHEL A. DI IORIO, fondateur et rédacteur en chef de « LA COULISSE » a troqué, au tournant du siècle dernier, la vie publique et la notoriété pour exercer une carrière moins flamboyante, bien qu'aussi satisfaisante. À ces fins, et comme véhicule, il a fondé « LES MOTS JUSTES », d’où il exerce depuis lors la profession d'artisan des mots et traducteur. Il répond (par télétravail) aux besoins de sa clientèle; petits et plus gros... riches et moins riches... publics et privés. Il écrit et traduit pour ceux qui ne savent pas comment, qui ne peuvent pas, qui n’ont pas le temps ou qui ne sont tout simplement pas de très bons rédacteurs, laissant ses clients libres de poursuivre leurs activités principales.

 

Plus de 30 années à œuvrer dans les arènes politiques, commerciales et privées ont contribué au perfectionnement de ses compétences, faisant de lui un communicateur respecté, dont les avis et les conseils sont recherchés. Dix-sept de ces années furent consacrées aux services d’urgence, toutes branches confondues. Une plume fertile et le désir de redonner lui ont valu un siège au sein d’un nombre de comités de sélection de projets et de conseils d’administration d’associations régionales et de chambres de commerce. Ces opportunités, combinées à la notoriété acquise comme spécialiste de la communication en politique provinciale, ont contribué à paver le parcours menant à sa vocation d’écrivain public et traducteur. Ses compétences continuent de commander l’admiration et le respect de ses pairs.

 

Un visionnaire de la communication, Michel s’est adapté au marché évolutif à l'aube du nouveau millénaire en offrant un ensemble de services en communication, conçu pour les petites et moyennes entreprises, en misant sur une approche personnalisée, et le respect absolu des dates de tombée.

 

Il greffa à son offre un service d’hébergement Web géré, ainsi que les services connexes afin de mieux servir une clientèle évolutive, à la recherche de solutions clé en main facilement accessibles.

 

Depuis 2013, il rédige et publie le magazine « LA COULISSE » (lacoulisse.ca), qui offre un topo sur l'entrepreneur québécois du nouveau millénaire, ainsi qu'une vitrine sur les entrepreneurs obscurs qui n'ont pas pignon sur rue.

 

Il comprend parfaitement les enjeux politiques et les défis linguistiques associés aux affaires dans sa province natale, ainsi que dans le reste du Canada.

 

Pour « LES MOTS JUSTES », il n’y a tout simplement pas de meilleur choix!

 

Services : Conception-rédaction / traduction / révision de texte / réécriture (français / anglais / français), Services Web.

 

Michel possède une solide expérience de la communication commerciale, des services d’urgence et de la politique. Originaire du Québec, il maitrise les deux langues officielles du Canada avec autant de flair.

 

Que ce soit au Québec, en Amérique du Nord, ou ailleurs dans le monde, « LES MOTS JUSTES » de Michel A. Di Iorio seront à votre service pour véhiculer votre message...

 

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