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Don Juan et le déluge…

par   /   21 août 2013  /   Commentaires fermés sur Don Juan et le déluge…

 

Don Juan et le déluge...

Don Juan et le déluge…

 

Don Juan et le déluge…

CHRONIQUE – LES COULIS de SAGESSES

Accompagnés d’un couple d’amis pour assister à la grandiose production de Don Juan au Grand Théâtre de Québec, nous avons eu le plaisir de visiter plusieurs attractions touristiques. Le fil conducteur entre les artisans, artistes, restos, bars-terrasses, attractions et services touristiques de la vieille capitale (à l’exception bien notée du parlement et de ses dépendances) fut les sommes parfois exorbitantes demandées en échange des produits et services offerts. Je ne sors peut-être plus aussi souvent en vieillissant, mais je suis resté avec un petit goût amer au palais…

Ce n’est pas que j’ai de quoi contre l’entrepreneur qui réussit à bien tirer sa carte du jeu. Je comprends bien le principe voulant que la saison estivale soit comptabilisée en termes de semaines d’exploitation et qu’il faut quand même se nourrir durant les mois d’hiver, alors je n’en veux point à la petite serveuse qui me demandait 9 dollars (plus pourboire) pour un verre de bière; son accueil chaleureux valait bien un pourboire à la mesure de son sourire engageant. Je n’en veux en rien à l’artiste talentueux qui me réclama 95 dollars pour dessiner mon portrait, quoique mon égo s’est brièvement dégonflé devant les 95 dollars demandés, et je n’en veux pas plus au cocher (conducteur de calèche) qui voulut me soutirer 95 dollars pour une promenade d’au plus 35 minutes sur les rues cahoteuses du Vieux-Québec; de toute façon, ça coûte aussi cher se faire brasser l’arrière-train à Montréal. Et que dire de l’aubergiste qui me réclamait 120 beaux dollars pour le privilège de ronfler dans ses draps et déguster son café tiède à 2 dollars et 50 plus pourboire? On me dit que c’est le prix à payer de nos jours pour jouir de tels privilèges, alors j’ai payé.

Non, à bien y penser, je n’en veux pas à ces braves gens, car il s’agissait effectivement de choix éclairés, et nous les avions sélectionnés de notre plein gré pour mieux nous divertir. Ce n’est pas ça qui m’a fait retrousser les poils du nez… c’est le manque de stationnement accessible au profit de parcomètres que l’on doit nourrir à intervalles trop rapprochés et bien réguliers pour éviter le désagrément d’une contravention. Les bornes de paiement sont parfois situées à une distance de marche considérable de l’endroit où nous sommes rendus (et on prétend que ce ne sont pas des machines à sous)… et que dire des propriétaires de stationnements intérieurs (seule façon légale de contourner l’appétit récidivant et féroce des parcomètres) qui exigent autour de vingt dollars pour stationner son carrosse le temps d’une courte visite… et oubliez le plein! Ouais… à bien y penser, ça serait peut-être plus économique d’y aller à dos de cheval, car le cheval avait au moins de quoi à boire en attendant le retour de son cavalier!

La ville de Québec n’est pas la seule à profiter de la manne d’automobilistes-touristes qui n’ont d’autres options que de déserter leurs carrosses sur la voie publique, si ce n’est que de les ensevelir sous un quelconque gratte-ciel, car Montréal, Laval et d’autres ont emboité le pas pour taxer leurs contribuables davantage, prenant leurs invités en otage et anéantissant du même geste la notion de la gratuité d’une simple balade en ville.

Il fut une époque, pas si lointaine, où l’on pouvait se balader au Lac des Castors, se stationner aux abords du belvédère du Mont Royal pour chanter la pomme à sa douce, déambuler sur la rue Saint-Hubert pour envahir les boutiques les plus huppées; se pavaner sur la Main à la recherche d’une aubaine, et l’on pouvait même prendre un moment pour déguster un bon smoked meat chez Schwartz’s, pour ensuite aller savourer une bonne blonde bien froide sur l’une des terrasses accueillantes de la rue Mont-Royal, et tout ça sans se préoccuper d’un parcomètre impersonnel, vulgaire et gourmand.

Le comble de l’imbécilité, à mon avis, repose dans le fait que l’appétit vorace de ces gobes piastres est nettement insuffisant pour nous laisser magasiner en paix, car il faut revenir les gaver afin d’éviter l’indigestion occasionnée par les contraventions épicées émises par les oignons verts (ces préposés au stationnement qui donnent des contraventions pour souligner notre délinquance à nourrir leurs saprées gobes piastres)…

Cependant, toute pièce possède deux faces distinctes, et l’envers de celle-ci me réjouit, car il n’y a pas de nids de poules ou de frais de stationnement ni de stress sur la Toile (Internet)! L’avenir verra l’autoroute de l’information remplacer tous ces inconvénients au profit des travailleurs autonomes et entrepreneurs de la relève qui n’auront plus à nourrir des gobes piastres anonymes!

Cela étant dit, revenons à Don Juan, dont la production grandiose valait largement les deux cents dollars qui se sont envolés à jamais de mon portefeuille. En toute conscience, j’ai de la difficulté à concilier l’accessibilité aux arts de la scène pour les masses avec des billets à cent dollars/pièce, parfois beaucoup plus. Néanmoins, j’ai payé le prix demandé pour assister à ce spectacle grandiose, que je recommande à quiconque peut s’offrir les billets (je reviendrai sur la question des prix parfois exorbitants à la consommation dans un prochain billet), car ce fut une pièce jouée de main de maitre. Les costumes étaient d’une authenticité hallucinante, et les décors d’un surréalisme évoquant la technologie des derniers jeux vidéos. Les chanteurs (car la pièce se joue en chantant) avaient tous des voix exceptionnelles, et les danseurs nous donnaient envie d’apprendre les steppettes espagnoles qui faisaient vibrer nos compagnes.

Durant notre balade du lendemain dans la vieille capitale, nous avons pu admirer les exploits rocambolesques des amuseurs de rue. En déambulant tranquillement les rues du Vieux-Québec, nous nous sommes attardés pour admirer les petits trésors artisanaux, ainsi que les toiles et les reproductions des artistes locaux. Nous avons même pris un moment de répit pour se payer une bonne rouquine bien froide sur une terrasse recouverte du feuillage d’arbres matures, quand soudain… le ciel nous est littéralement tombé sur la tête! La pluie diluvienne était d’une brutalité défiant le concevable, recouvrant nos chaussures en ruissellements devenus vagues qui léchaient nos chevilles.

Nous cherchions désespérément un refuge pour nous garder au sec, mais les visiteurs s’entassaient dans les entrées de boutiques, car ils avaient tous la même idée. Il nous a donc fallu trouver, et vite, une solution de rechange. C’est à ce moment que j’ai aperçu un groupe de touristes chinois qui enfilaient des imperméables de fortune en plastique semi-transparent de l’épaisseur d’un sac d’ordures. Je me suis donc dirigé vers l’un d’eux, aux risques et périls de me noyer, et en gesticulant mon interrogation, j’ai compris qu’un marchand à quelques portes d’où nous étions stockait une quantité appréciable de ces trucs, pour lesquels il ne demandait que la modique somme de deux dollars, plus taxes; oui, je sais qu’on peut en trouver pour moins que ça, mais dans une tempête…

Je ne sais pas s’il les a tous vendus pendant ce déluge, mais il doit en avoir vendu au moins quelques centaines, car les foules entraient et sortaient de chez lui en enfilant ces ponchos de fortune, et le déluge continua de plus belle…

Ça pour dire que TOUT COMMENCE AVEC UNE IDÉE. L’expérience des expositions multiculturelles, les évènements de plein air où les foules sont vulnérables aux sautes d’humeur de la nature, jumelée au souvenir des imperméables bleus vendus sur le MAID of the MIST aux Chutes Niagara ont convaincu ce marchand, parmi d’autres, de stocker des « ponchos-imperméables » en prévision d’un tel évènement, et heureusement pour nous qu’ils étaient au rendez-vous de ce déluge, car l’arche de Noé n’était pas à portée de main, étant restée bien au sec sous un gratte-ciel quelconque! Bravo aux entrepreneurs qui ont su tirer leur carte du jeu avec un item aussi banal, et à prix mutuellement acceptable.

La leçon apprise se dissèque en facettes multiples, mais ce que je retiens le plus c’est la prévoyance du marchand qui nous a si bien servi au moment opportun, qui en contrepartie a connu une journée exceptionnellement profitable (à court terme), ainsi que la gratitude de centaines de touristes qui se souviendront longtemps de l’aventure de… Don Juan et le déluge du Vieux-Québec.

Michel A. Di Iorio, fondateur de LA COULISSE

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NOTE :

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Parcourez les pages du magazine pour les trouver – gracieuseté de LA COULISSE

Bonne chance à tous!

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Napoléon Hill, journaliste et auteur
« Réfléchissez et devenez riche »

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À propos de l'auteur...

Fondateur et rédacteur en chef de LA COULISSE

MICHEL A. DI IORIO, fondateur et rédacteur en chef de « LA COULISSE » a troqué, au tournant du siècle dernier, la vie publique et la notoriété pour exercer une carrière moins flamboyante, bien qu'aussi satisfaisante. À ces fins, et comme véhicule, il a fondé « LES MOTS JUSTES », d’où il exerce depuis lors la profession d'artisan des mots et traducteur. Il répond (par télétravail) aux besoins de sa clientèle; petits et plus gros... riches et moins riches... publics et privés. Il écrit et traduit pour ceux qui ne savent pas comment, qui ne peuvent pas, qui n’ont pas le temps ou qui ne sont tout simplement pas de très bons rédacteurs, laissant ses clients libres de poursuivre leurs activités principales.

 

Plus de 30 années à œuvrer dans les arènes politiques, commerciales et privées ont contribué au perfectionnement de ses compétences, faisant de lui un communicateur respecté, dont les avis et les conseils sont recherchés. Dix-sept de ces années furent consacrées aux services d’urgence, toutes branches confondues. Une plume fertile et le désir de redonner lui ont valu un siège au sein d’un nombre de comités de sélection de projets et de conseils d’administration d’associations régionales et de chambres de commerce. Ces opportunités, combinées à la notoriété acquise comme spécialiste de la communication en politique provinciale, ont contribué à paver le parcours menant à sa vocation d’écrivain public et traducteur. Ses compétences continuent de commander l’admiration et le respect de ses pairs.

 

Un visionnaire de la communication, Michel s’est adapté au marché évolutif à l'aube du nouveau millénaire en offrant un ensemble de services en communication, conçu pour les petites et moyennes entreprises, en misant sur une approche personnalisée, et le respect absolu des dates de tombée.

 

Il greffa à son offre un service d’hébergement Web géré, ainsi que les services connexes afin de mieux servir une clientèle évolutive, à la recherche de solutions clé en main facilement accessibles.

 

Depuis 2013, il rédige et publie le magazine « LA COULISSE » (lacoulisse.ca), qui offre un topo sur l'entrepreneur québécois du nouveau millénaire, ainsi qu'une vitrine sur les entrepreneurs obscurs qui n'ont pas pignon sur rue.

 

Il comprend parfaitement les enjeux politiques et les défis linguistiques associés aux affaires dans sa province natale, ainsi que dans le reste du Canada.

 

Pour « LES MOTS JUSTES », il n’y a tout simplement pas de meilleur choix!

 

Services : Conception-rédaction / traduction / révision de texte / réécriture (français / anglais / français), Services Web.

 

Michel possède une solide expérience de la communication commerciale, des services d’urgence et de la politique. Originaire du Québec, il maitrise les deux langues officielles du Canada avec autant de flair.

 

Que ce soit au Québec, en Amérique du Nord, ou ailleurs dans le monde, « LES MOTS JUSTES » de Michel A. Di Iorio seront à votre service pour véhiculer votre message...

 

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