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Le CHARABIA de l’austérité électorale…

par   /   5 août 2015  /   Aucun commentaire

« Mon père chevauchait un chameau. Je roule en Rolls Royce, mon fils vole en jet. Son fils chevauchera un chameau. » — Proverbe saoudien    

«  S’il n’y a pas de clients, il n’y a pas de business! » — Michel A. Di Iorio    

Les COULIS de SAGESSE

Le CHARABIA de l’austérité électorale…

Une réflexion signée Michel A. Di Iorio    

Pour donner suite à mon billet de la semaine dernière, et en effectuant ma tournée hebdomadaire des journaux, les mots qui m’assaillaient à répétition étaient « austérité » et « élections fédérales ». J’avais beau poursuivre ma lecture à la recherche d’un filon plus prometteur, mais ces deux notions se bousculaient devant mon café matinal, alors je me suis laissé prendre au jeu. J’ai donc entrepris une lecture pour le moins laborieuse, même si je possède un vocabulaire convenable, et je me suis demandé ce que le québécois moyen comprenait dans ce charabia frelaté à l’essence de quatre, cinq et six syllabes.

J’ai épluché les textes d’auteurs et journalistes doués à la recherche d’un message destiné à monsieur et à madame Tout-le-Monde, mais je ne parvenais pas à le dénicher. Il faut dire que je pataugeais jusqu’aux chevilles dans un potage poivré de mots qui me fourchaient la langue à chaque bouchée. Je me demandais par quelle logique ces textes pouvaient se destiner à la consommation de masse de l’électorat, car elles ne pouvaient, à mon sens, se destiner qu’aux intellectuels; il n’y avait qu’eux qui pouvaient aisément repérer le sens du message véhiculé. Mais, comme les intellectuels ne représentent qu’une couche privilégiée de notre société de consommateurs aguerris, j’en ai conclu qu’il devait s’agir d’un simple lapsus, non? Hmm, à moins qu’ils cherchassent à nous convaincre que nous étions des incultes…

Qu’est-ce qu’un intellectuel, d’abord? Wikipédia m’offrait un charabia étourdissant pour illustrer ce que le Petit Larousse définissait plus simplement comme suit :

Qui relève de l’intelligence, des fonctions cognitives : Les facultés intellectuelles.

Qui exige de la part du lecteur, du spectateur, etc., un effort de réflexion : Film intellectuel.

Qui fait appel exclusivement à l’activité de l’esprit, à la réflexion, aux manipulations abstraites, par opposition aux activités manuelles, physiques : Il a fourni un gros effort intellectuel.

Pour ceux qui ne le savaient pas, ça vient du latin « intellego » qui veut dire « comprendre », et qui fait appel à la Raison, qui reste le propre de l’homme. Si on limite la définition à cela, les textes de quatre, cinq et six syllabes ne visent pas, à mon humble avis, la compréhension générale. Je vais donc tenter de vulgariser (simplifier) ça pour faire un peu de sens du charabia de l’austérité électorale pour le commun des mortels, et en tirer une leçon applicable au travailleur autonome.

Poursuivant ma réflexion sur le vrai sens des mots, le terme « austérité » se définit par le Wictionnaire comme :

Rigueur des pratiques et des doctrines religieuses, mortification des sens et de l’esprit; Sévérité; Dépouillement, laideur, froideur; Politique visant à réduire la dépense publique ou à accroitre les contributions…

Dans le cadre des mesures prescrites pour contrer les effets d’une récession sur la population, les gouvernements souscrivent à une série de coupures pour tenter de minimiser les effets d’un déséquilibre budgétaire (SURVIVRE pour mieux SERVIR). Pour y arriver, on fait deux choses :

  1. on augmente les taxes,
  2. on sabre les dépenses de l’état, habituellement dans les services sociaux, médicaux et l’éducation.

Rappelons-nous qu’une élection, à quelque niveau que ce soit, n’est dans les faits rien de plus qu’une application glorifiée pour un emploi convoité (le premier ministre, même s’il est élu, n’est qu’un employé de l’état, et l’état, c’est nous.). On a beau appeler ça une campagne électorale, mais lorsque réduit à son expression la plus simple, il ne s’agit que d’une application auréolée pour un job rémunéré… rien de plus.

L’austérité électorale est un terme plutôt ironique, puisqu’il suggère la notion de coupures dans les dépenses électorales. Nous savons tous, cependant, que les élections fédérales actuelles seront les plus couteuses depuis la Confédération en raison d’une décision du parti au pouvoir de déclencher précocement les élections fédérales. Cela devrait favoriser le parti au pouvoir, puisque tout parti ayant réussi à obtenir un minimum de 15 % du vote populaire peut se faire rembourser la moitié de ses dépenses électorales.

En d’autres mots, ils nous prennent tous pour des beaux caves, offrant des bonbons d’une main pour les arracher avec l’autre. Ils ne sont pas les seuls à faire ça, et si vous ne me croyez pas, M. Denis Coderre (le maire actuel de Montréal) a un pont à faire éclairer pour le 375e anniversaire de Montréal, et on dit que ça ne coûtera que 40 millions de dollars pour ces foutues lumières! Il me semble qu’on a des priorités considérablement plus graves en ce moment que de s’engager dans des dépenses électorales aussi grandioses, et des projets d’embellissement aussi salés! Si les visiteurs de la métropole veulent éviter de contribuer au financement du light show du pont Jacques Cartier, ils feraient mieux d’éviter de garer leurs voitures dans les rues. Non, mais… bonne chance à ceux qui essayent de stationner dans les rues de Montréal sans une poche bien garnie en pièces de monnaie, ou un portefeuille contenant au moins une carte de plastique qui fonctionne, car les amendes ne se négocient pas!

Pour résumer, les instances politiques, à l’aide de discours grisants, nous annoncent qu’ils vont dépenser nos taxes pour réaliser la campagne électorale la plus coûteuse depuis la Confédération, et pourquoi? On les connait tous, pourtant. Non, mais il faut-tu avoir peur de perdre pour dépenser 500 millions de dollars pour tenter de maintenir le statu quo?

Le parallèle avec le travailleur autonome

Tristement, trop de gens d’affaires ont emboîté le pas des politiciens et des magasins à grande surface, laissant le consommateur pris à démêler les discours pour tenter de faire du sens des exagérations, des nons-dits et des tactiques mensongères communément utilisées pour fermer la vente. À la longue, ces discours laissent le consommateur sur ses gardes, et lorsqu’une offre semble trop alléchante, il se méfie des motivations du vendeur, et lorsque sa méfiance s’avère fondée, il réagit violemment.

Ironiquement, le politicien profite de la naïveté de l’électorat pour salir la réputation des candidats des partis adverses, et c’est en faisant peur à l’électorat qu’il influence le résultat. Pour le commun des mortels qui postule pour un emploi quelconque, il serait impensable de salir les autres candidats pendant son entrevue. Aucun intervieweur ne se laisserait impressionner par une telle tactique, alors comment se fait-il que le public se laisse bêtement influencer par des tactiques aussi ignobles?

Pourquoi alors ne pas offrir l’heure juste à sa clientèle? Une relation d’affaires à long terme se construit sur les bases de l’écoute, de la confiance et sur le service après-vente (la garantie). Contrairement à l’électorat, un auditoire captif, renouvelable à volonté et dans une certaine mesure déjà acquis, la compétition féroce pour acquérir une nouvelle clientèle est un investissement coûteux pour les budgets plus modestes du travailleur indépendant.

Pourquoi alors ne pas prendre l’habitude de prendre bien soin de sa clientèle acquise? Une telle pratique peut contribuer positivement à maintenir un chiffre d’affaires stable, malgré des temps plus difficiles… après tout, s’il n’y a pas de clients, il n’y a pas de business!

Michel A. Di Iorio, fondateur de LA COULISSE

Sources et références

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N.B. L’utilisation du genre masculin a été adoptée afin de faciliter la lecture et n’a aucune intention discriminatoire.

À propos de l'auteur...

Fondateur et rédacteur en chef de LA COULISSE

MICHEL A. DI IORIO, fondateur et rédacteur en chef de « LA COULISSE » a troqué, au tournant du siècle dernier, la vie publique et la notoriété pour exercer une carrière moins flamboyante, bien qu'aussi satisfaisante. À ces fins, et comme véhicule, il a fondé « LES MOTS JUSTES », d’où il exerce depuis lors la profession d'artisan des mots et traducteur. Il répond (par télétravail) aux besoins de sa clientèle; petits et plus gros... riches et moins riches... publics et privés. Il écrit et traduit pour ceux qui ne savent pas comment, qui ne peuvent pas, qui n’ont pas le temps ou qui ne sont tout simplement pas de très bons rédacteurs, laissant ses clients libres de poursuivre leurs activités principales.

 

Plus de 30 années à œuvrer dans les arènes politiques, commerciales et privées ont contribué au perfectionnement de ses compétences, faisant de lui un communicateur respecté, dont les avis et les conseils sont recherchés. Dix-sept de ces années furent consacrées aux services d’urgence, toutes branches confondues. Une plume fertile et le désir de redonner lui ont valu un siège au sein d’un nombre de comités de sélection de projets et de conseils d’administration d’associations régionales et de chambres de commerce. Ces opportunités, combinées à la notoriété acquise comme spécialiste de la communication en politique provinciale, ont contribué à paver le parcours menant à sa vocation d’écrivain public et traducteur. Ses compétences continuent de commander l’admiration et le respect de ses pairs.

 

Un visionnaire de la communication, Michel s’est adapté au marché évolutif à l'aube du nouveau millénaire en offrant un ensemble de services en communication, conçu pour les petites et moyennes entreprises, en misant sur une approche personnalisée, et le respect absolu des dates de tombée.

 

Il greffa à son offre un service d’hébergement Web géré, ainsi que les services connexes afin de mieux servir une clientèle évolutive, à la recherche de solutions clé en main facilement accessibles.

 

Depuis 2013, il rédige et publie le magazine « LA COULISSE » (lacoulisse.ca), qui offre un topo sur l'entrepreneur québécois du nouveau millénaire, ainsi qu'une vitrine sur les entrepreneurs obscurs qui n'ont pas pignon sur rue.

 

Il comprend parfaitement les enjeux politiques et les défis linguistiques associés aux affaires dans sa province natale, ainsi que dans le reste du Canada.

 

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Services : Conception-rédaction / traduction / révision de texte / réécriture (français / anglais / français), Services Web.

 

Michel possède une solide expérience de la communication commerciale, des services d’urgence et de la politique. Originaire du Québec, il maitrise les deux langues officielles du Canada avec autant de flair.

 

Que ce soit au Québec, en Amérique du Nord, ou ailleurs dans le monde, « LES MOTS JUSTES » de Michel A. Di Iorio seront à votre service pour véhiculer votre message...

 

LES MOTS JUSTES - Nous changeons le monde... un mot à la fois!

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