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Le bénévolat, perte de temps professionnelle?

par   /   20 mai 2015  /   Commentaires fermés sur Le bénévolat, perte de temps professionnelle?

Je suis très impliquée dans ma communauté, je l’ai été dès la vingtaine, après qu’on m’ait dit : « Si tu veux être acceptée dans le milieu, implique-toi! » Continue reading

Un billet signé Lyne Goulet

« Le bénévolat, perte de temps professionnelle? »

Je suis très impliquée dans ma communauté, je l’ai été dès la vingtaine, après qu’on m’ait dit : « Si tu veux être acceptée dans le milieu, implique-toi! »

Je n’ai pas pris le conseil à la légère! Scrutant les journaux locaux pour trouver « ma cause », j’assistai à ma première assemblée générale. L’organisme de loisirs de mon quartier tentait justement de combler des postes laissés vacants dans l’année. Inexpérimentée, totalement ignorante des façons de faire, je me suis lancée tête baissée dans la grande aventure du bénévolat. Maints organismes communautaires ont contribué à mes apprentissages en procédures, communications, gestion d’événements, relations publiques et liens avec des instances gouvernementales et politiques. J’ai aussi touché à ce dernier domaine, accédant à des fonctions élevées et respectables… mais toujours bénévoles.

Je me souviens que mon père, mon beau-frère, des « amis » jugeaient mes activités comme étant sans valeur, car non rémunérées. À chaque fois que j’annonçais mon appartenance à un nouveau regroupement ou mon implication pour une nouvelle cause, la sempiternelle question surgissait : « Ça paye-tu? » À ma réponse négative, je percevais, même au téléphone, le sourire en coin, parfois même une forme de mépris. Heureusement que j’ai la tête dure! Il y eut bien une fois où j’ai failli rendre les armes et convenir que le bénévolat c’était pour les gens à la retraite, que je gérais mal mes priorités. J’avais répondu à une offre d’emploi pour une société caritative d’envergure nationale. Le travail était parfaitement dans mes cordes : communications et gestion d’événements. J’ai fait une présentation parfaite (du moins je le croyais!), documents à l’appui, plans de communication et d’action en annexe. J’ai relaté mes expériences auprès du secteur communautaire, fait étalage de mes accomplissements en recherche de financement. Tout y est passé!

Deux semaines plus tard, la sonnerie du téléphone retentit. La phrase tant redoutée « Nous vous remercions pour votre intérêt, mais… » a été prononcée. Je n’en croyais pas mes oreilles! J’ai quand même demandé, « … afin de m’améliorer pour l’avenir… », ce qui aurait pu faire la différence. La réponse m’a complètement abasourdie : « Vous n’avez aucune expérience professionnelle réelle, vous n’avez fait que du bénévolat… » Incroyable! Une organisation dont la force de diffusion et de développement dépend principalement du bénévolat ne le considérait pas comme expérience valable. Oui, j’ai failli baisser les bras. Heureusement, je le répète, que j’ai la tête dure.

Je viens de vivre une expérience radicalement opposée : un contrat à long terme, pour un travail de coordination, m’a été accordé en raison, principalement, de ma connaissance des réalités des OBNL et de mon expérience de conseils d’administration.

J’ai appris aussi que, même si certains n’y voient qu’un hobby faisant du bien à l’âme, le bénévolat est de mieux en mieux perçu par d’autres. Le vécu, l’approche humaine faisant appel à l’intelligence émotionnelle sont mis en exergue, concurrençant tout à coup la technique. Ce phénomène s’apparente à cet autre qui se manifeste de plus en plus fréquemment : la recherche de personnes de 50 ans et plus. Mis à part le fait que les responsabilités familiales sont moindres (ce qui sécurise les employeurs), les quinquagénaires sont une cohorte réputée pour la qualité du service à la clientèle, l’étendue des expériences qui permet une meilleure gestion de conflits, le doigté, la fidélité, l’engagement et j’en passe. Ces éléments se retrouvent également chez les bénévoles et des jeunes ayant fait l’expérience du travail humanitaire.

Le bénévolat, une perte de temps professionnelle? Non, finalement. Le bénévolat est et demeurera un indicateur de choix pour des employeurs à la recherche de bons candidats.

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  Lyne Goulet

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